Paul Azan,
Sidi-Brahim : récits d'Afrique
(1905)
“ Il n'y a pourtant pas à hésiter, 2.000 Kabyles arrivent sur nous; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les Arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n'est pas un combat, c'est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles; le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. ”
