Résumé

Portrait de Paul Azan Paul Azan Sidi-Brahim : récits d'Afrique (1905)

Il n'y a pourtant pas à hésiter, 2.000 Kabyles arrivent sur nous; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les Arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n'est pas un combat, c'est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles; le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante.
Source : Gallica

Portrait de Paul Azan Paul Azan Sidi-Brahim : récits d'Afrique (1905)

Le colonel de Montagnac tombe un des premiers, les rangs s'éclaircissent; les chasseurs sont abattus les uns après les autres, et dans ce vaste égorgement, pas un de ces braves ne baisse son regard devant la mort qui le frappe lâchement, pas une de ces héroïques victimes du devoir et de la discipline ne songe à rompre les rangs; ils tombent à leur place et meurent sur l'alignement.
Source : Gallica

Portrait de Paul Azan Paul Azan Sidi-Brahim : récits d'Afrique (1905)

Alors la folie de la soif les prend; ils rompent les rangs pour aller boire; leurs officiers ont beau les supplier de patienter encore un peu, ils ne les écoutent pas et se dispersent le long du ruisseau pour étancher la soif atroce qui les dévore.
Tout à coup ils sont assaillis par les Ouled-Ziri, dont les villages couronnent les crêtes voisines; de Géreaux et Chappedelaine sont tués; presque tous les carabiniers sont massacrés; bientôt il n'en reste plus que quelques-uns qui, avec le hussard Natali, se groupent autour du caporal Lavayssière, seul gradé survivant.
Source : Gallica

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