Résumé

Campagnes d'Afrique, 1835-1848… (1898)

Ces malheureux juifs et une centaine de Maures, si confiants en nos promesses et notre puissance, étaient restés, malgré les ordres d'Abd-el-Kader et les avanies des Arabes; plusieurs, avant notre arrivée, avaient été assassinés; beaucoup d'autres l'ont été par nos alliés indigènes, et, en définitive, il a fallu que cette population s'expatriât et vînt chercher un asile à Mostaganem et à Oran. Quel spectacle que ce millier de misérables se traînant au milieu de nos colonnes; que d'enfants, que de femmes, combien d'hommes même, sont restés dans la boue!
Source : Gallica

Campagnes d'Afrique, 1835-1848… (1898)

Quatre heures de pluie seulement, et nous périssions peut-être tous dans le lit de l'Oued-Biben, qui forme le défilé, en passant sous une voûte de rochers dont la largeur ne nous a permis de passer qu'homme par homme.
Le 31 octobre, le régiment a formé l'arrière-garde, en longeant la vallée de l'Isser. Les Ouled-Akham et les Beni-Kalfoun, excités par la cavalerie de Ben-Salem, bey de Sebaoû, nous ont vivement poursuivis, et, enfants gâtés que nous sommes, il a fallu que cette expédition nous valût encore des titres de gloire.
Source : Gallica

Campagnes d'Afrique, 1835-1848… (1898)

Tous les Kabyles qui n'avaient pas d'assez bonnes jambes pour se sauver furent renversés et tués à coups de baïonnette, et, comme la cavalerie arabe chercha à soutenir son infanterie, nous eûmes des hommes qui poursuivirent des cavaliers jusqu'au bord de la vallée. Il pouvait y avoir mille à douze cents Kabyles. Ce coup de collier donné, le bataillon fut réuni. Le Prince, les généraux Changarnier et Boyer, qui avaient remarqué la vigueur de notre mouvement et de quelle manière nous avions abordé l'ennemi, vinrent à moi et m'en firent les compliments les plus flatteurs.
Source : Gallica

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