Résumé

Camille Rousset L'Algérie de 1830 à 1840 : les commencements d'une conquête… (1887)

Reprendre, pour une lutte solennelle, une place encore chaude, si je puis m'exprimer ainsi, parmi ces troupes que je viens de commander dans une expédition presque pacifique, répondre à l'appel que l'Afrique fait à ses défenseurs, c'est plus qu'un droit pour moi, c'est, à mes yeux, un devoir d'honneur qui fait taire toute autre considération et qui a été apprécié par le Roi et son conseil. J'ai écarté l'offre d'un commandement distinct du vôtre; le service en eût souffert. Je n'ai d'autre ambition que le bien général.
Source : Gallica

Camille Rousset L'Algérie de 1830 à 1840 : les commencements d'une conquête… (1887)

Quand le bataillon arriva, vers une heure, à la halle où l'attendait l'armée, témoin de son exploit, des acclamations et des bravos l'accueillirent; le maréchal vint à la rencontre du commandant et le félicita chaudement de son habile et vigoureuse conduite. En un quart d'heure le nom de Changarnier était devenu célèbre, et c'était justice. L'exemple donné par cette poignée d'hommes bien commandés eut sur les troupes un effet subit ; partout, dans tous les rangs, dans tous les corps, il réveilla l'énergie morale.
Source : Gallica

Camille Rousset L'Algérie de 1830 à 1840 : les commencements d'une conquête… (1887)

Si vous ne prenez pas Constantine, si vous abandonnez Tlemcen, l'Afrique est perdue pour nous. Tlemcen est la porte par laquelle le Maroc vous enverra tous les ambitieux qui voudront troubler votre possession; Constantine est celle par où passeront toutes les tentatives de Tunis suscitées par nos rivaux. Si vous n'occupez pas ces deux Gibraltar de la régence d'Alger, vous n'en serez jamais les maîtres. Il faut à la régence Constantine et Tlemcen, comme il fallait au royaume de France Calais et Bordeaux.
Source : Gallica

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