Anonyme, Les Mille et Une Nuits
“ Il avança jusqu’à la place, où il ne vit qu’une seule boutique ouverte, et c’étoit celle de Baba Moustafa. Baba Moustafa étoit assis sur son siége, l’alêne à la main, prêt à travailler de son métier. Le voleur alla l’aborder, en lui souhaitant le bon jour ; et comme il se fut aperçu de son grand âge : « Bon-homme, dit-il, vous commencez à travailler de grand matin ; il n’est pas possible que vous y voyiez encore clair, âgé comme vous l’êtes ; et quand il feroit plus clair, je doute que vous ayiez d’assez bons yeux pour coudre ? » ”
