Résumé

D. Pélion Considérations politiques et militaires sur l'Algérie… (1838)

Lorsqu'en 1830, il s'était agi de l'expédition d'Alger, des bâlimens marchands de toutes les nations, réunis dans nos ports de la Méditerranée, avaient été chargés de troupes, d'artillerie et d'approvisionnemens de tout genre. Quelques jours de beau temps devaient suffire pour porter sur les côtes d'Afrique, l'armée et tout son matériel; la ville à attaquer n'élait située qu'à trois lieues du point de débarquement. Pour l'expédition de Constantine, au contraire, le débarquement à Bone, des troupes, et des approvisionnemens, n'était que le prologue du drame qui allait commencer.
Source : Gallica

D. Pélion Considérations politiques et militaires sur l'Algérie… (1838)

Le gouvernement, agissant d'après les vues philanthropiques souvent exprimées à la Chambre, préféra donc à une guerre qu'il fallait faire en ravageant le pays, une paix qui, en satisfaisant les intérêts de la politique, coûtait moins à l'humanité, et s'accordait mieux avec la civilisation dont nous sommes les apôtres en Afrique ; au reste, le pouvoir que nous avions de faire le mal, a mieux fait comprendre aux Arabes notre volonté de faire le bien ; quoi qu'en disent les partisans d'un rigorisme aveugle, notre modération nous a déjà mérité de nombreux amis.
Source : Gallica

D. Pélion Considérations politiques et militaires sur l'Algérie… (1838)

La civilisation, aujourd'hui prédominante, tend donc à envahir le monde : c'est elle qui doit nous guider en Afrique. Les conquêtes que nous y ferons , loin d'amener la ruine et la dévastation , doivent être marquées par des bienfaits, et tirer de nombreuses populations de leur état d'abrutissement et de misère. Là aussi, les progrès de la raison humaine feront tourner la guerre au profit du bonheur des peuples, comme, en France, ils ont fait tourner nos sanglans débats politiques au profit d'une sage liberté et d'une prospérité jusqu'alors sans exemple.
Source : Gallica

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