Mme X

Élements biographiques

Mme X,  Le Tour du monde

“ « Des hommes méchants ont attiré la colère sur moi par leurs mensonges... J’ai perdu ta faveur sans laquelle je suis moins qu’un ver de terre... Je ne veux plus vivre... Finis promptement mon supplice... Appelle les muets... Je suis prête, et je bénis la mort, puisque c’est ta volonté que je meure... »
Le sultan ne s’attendait pas à ces paroles ; la douleur de Roxelane, son courage, sa résignation le touchèrent et changèrent subitement ses dispositions ; il l’emmena dans le somptueux kiosque qu’il avait fait construire sur le bord de la mer et passa le reste de la journée avec elle.
”
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Mme X,  Le Tour du monde

“ Tandis qu’il se réjouissait ainsi de son malheur, le fils de Kiosem se rendait au divan assis sur un soffra recouvert de drap d’or que portaient quatre janissaires. Lorsqu’il parut, le cheik-ul-islam cria le premier : « Longue vie à sultan Mourad ! que son règne dure mille ans ! »
Toute l’assemblée répéta les mêmes acclamations, et dès le lendemain Mourad IV parcourut les rues de Constantinople, environné de tous les dignitaires du sérail. Cet enfant était si beau que les femmes se précipitaient sur son passage avec des transports d’admiration et de joie, en criant : « Vive notre padischa ! »
”
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Mme X,  Le Tour du monde

“ Ses deux frères, Sélim et Bayezid, héritèrent de ses grandeurs, et Dgiangir, le plus jeune des fils de Soliman et de Roxelane, resta seul dans le sérail. Dgiangir était un pauvre petit être difforme, dont la tête charmante disparaissait entre deux épaules monstrueusement inégales. Lorsqu’il eut atteint l’âge d’homme, on continua à le traiter comme un enfant, et il ne quitta pas les appartements intérieurs ; ses saillies égayaient le sultan qui, accoutumé à le voir près de lui, l’aimait avec tendresse, et tolérait de sa part des hardiesses qui eussent coûté la vie à ses autres fils. ”
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