Ferdinand Hervé-Bazin

Élements biographiques

Portrait de Ferdinand Hervé-Bazin Ferdinand Hervé-Bazin Rouget, ou le Braconnier d'Anjou… (1883)

A ces mots, Rouget, furieux, fit quelques pas :
— Vous ne direz pas aux gendarmes que vous m'avez vu ?
— Si ; je le dirai. C'est mon devoir.
— Ah ! vous le direz ! Eh bien, c'est fini!...
En même temps, le braconnier saisit son fusil et mit en joue M. de V..., mais celui-ci, sans laisser paraître la moindre émotion, malgré le danger qu'il courait, fit un geste de pitié :
— Rouget, dit-il, cela ne vous servira à rien de me tuer : ce ne sera qu'un nouveau crime dont vous serez puni tôt ou tard, car, si vous échappez à la justice des hommes, vous n'échapperez pas à celle de Dieu !
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Hervé-Bazin Ferdinand Hervé-Bazin Les grandes journées de la chrétienté… (1890)

En l'écrivant, Hervé-Bazin voulait montrer ces triomphes éclatants de l'Église, qui furent aussi des triomphes pour la civilisation, et qui s'appelèrent les journées du Pont Milvius, de Tolbiac, de Poitiers, de Pavie, de Jérusalem, de Las Navas de Tolosa, de Grenade, de Lépante, de Vienne, de Peterwardein. Il pensait que de tels spectacles étaient de nature à faire aimer l'Église et aussi à relever tant de courages abattus. Il savait, lui, si vivement engagé dans la lutte, qu'il y a besoin pour lutter d'avoir une espérance au cœur.
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Hervé-Bazin Ferdinand Hervé-Bazin Rouget, ou le Braconnier d'Anjou… (1883)

Le père Pouplard se rapprocha rapidement de la carriole.
— Eh ! c'est toi, Jeanne, dit-il d'une voix claire et joyeuse. Que diable fais-tu dans les chemins, à cette heure ?
La Milcent se retourna vivement, comme si un serpent l'eût menacée.
— Le père Pouplard ! fit-elle en rougissant.
Le doyen des braconniers aperçut cette rougeur, et fut convaincu qu'il se tramait quelque chose contre Rouget. Il voulut en avoir le coeur net.
— Mais oui, dit-il, c'est moi. Je vais en forêt. Et toi, Jeanne, où vas-tu, avec cette carriole ? On n'est pas habitué à te voir conduire les chevaux.
Source : Gallica

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