Ferdinand Hervé-Bazin,
Rouget, ou le Braconnier d'Anjou…
(1883)
“ A ces mots, Rouget, furieux, fit quelques pas : — Vous ne direz pas aux gendarmes que vous m'avez vu ? — Si ; je le dirai. C'est mon devoir. — Ah ! vous le direz ! Eh bien, c'est fini!... En même temps, le braconnier saisit son fusil et mit en joue M. de V..., mais celui-ci, sans laisser paraître la moindre émotion, malgré le danger qu'il courait, fit un geste de pitié : — Rouget, dit-il, cela ne vous servira à rien de me tuer : ce ne sera qu'un nouveau crime dont vous serez puni tôt ou tard, car, si vous échappez à la justice des hommes, vous n'échapperez pas à celle de Dieu ! ”

