Jeu de quilles

Définition et enjeux

Augustin Devoille Mémoires d'une mère de famille… (1865)

Un jeu de quilles, le classique jeu de quilles, la récréation favorite des jeunes gens de la campagne, complétait les moyens de séduction. On jouait à l'ombre, on buvait à l'ombre : des murs et des haies formaient un enclos, où l'on pouvait échapper aux regards des passants ; il y avait même une porte secrète, par où l'on entrait inaperçu ; quel piége habilement tendu à tous ces amateurs de jeu, de bière et de café, qui ne peuvent satisfaire leur goût qu'en volant et en trompant leurs parents !
La clientèle pourtant se fit attendre : on ne change pas subitement les moeurs d'une population.
Source : Gallica

Les Français peints par eux-mêmes…

La balle et la bille, si chères aux écoliers, ne sont que des diminutifs de la boule, dont le ballon est une ampliation. Si la boule ne règne pas seule dans le jeu de quilles, elle en est incontestablement l’âme. Que feriez-vous de vos quilles, symétriquement plantées, sans la boule indispensable à les abattre? qui sait si dans une pareille extrémité, les joueurs de quilles ne se verraient pas réduits à implorer l’assistance d’un chien, malgré leur inimitié proverbiale pour cet intéressant animal?
Source : Gutenberg

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