Résumé

Frédéric Dillaye Les jeux de la jeunesse : leur origine… (1885)

De tous nos jeux de courses, à l'exception des barres, le chat coupé offre le plus d'animation. Ces évolutions constantes, ces changements subits de direction, ces courses folles en tous sens, où les joueurs ont à déployer beaucoup d'adresse et d'agilité pour couper, éviter le danger, enchevêtrer les poursuites sans amener la confusion, donnent à ce jeu des charmes sans nombre aussi bien pour les acteurs que pour les spectateurs.
Le chat perché diffère des autres jeux de la même famille en ce que le chat ne peut prendre un joueur qu'autant qu'il court ou touche encore terre.
Source : Gallica

Frédéric Dillaye Les jeux de la jeunesse : leur origine… (1885)

La balle servie, le batman et ses gardes défendent leurs wickets avec la ténacité et l'ardeur de soldats sur la brèche. Ceux qui servent la balle ou tiennent le bat sont munis de gants très épais et caoutchoutés, pour protéger leurs mains, et d'une sorte de jambière en bois nommée legguards. La balle, en effet, faite de cuir bouilli, ou de bois recouvert de cuir, offre la dureté d'une pierre, ne rebondit point, et peut blesser très grièvement le malheureux batman inébranlable à son poste. Si le jeu de cricket compte des héros, il compte aussi des martyrs.
Source : Gallica

Frédéric Dillaye Les jeux de la jeunesse : leur origine… (1885)

Et ce mode de locomotion, de si grande utilité publique, n'est plus qu'un exercice gymnastique, qu'un jeu, que beaucoup même ne pratiquent pas.
C'est qu'en effet on s'aperçut bien vite que ce merveilleux vélocipède ne pouvait s'employer que sur un terrain uni, sans accidents, sans montées; que son usage demandait une agilité et une adresse tout au plus communes chez les jeunes gens; que, loin d'affranchir son cavalier des labeurs de la marche, il l'obligeait au contraire à une dépense de forces
considérable, et qu'enfin il offrait dans ses chutes de réels dangers.
Source : Gallica

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