Résumé

Les sports modernes illustrés… (1905-1906)

Puisque l'art de l'escrime a pour objet la défense autant que l'attaque et qu'elle répond admirablement bien a la définition qu'en a donnée la Nicole de Molière : « C'est l'art de donner sans jamais recevoir, » il serait trop aisé de frapper et de fuir. La nécessité de toucher l'adversaire en évitant ses coups fait tout le mérite et toute la difficulté de la science des armes. L'œil qui perçoit et qui avertit, le jugement qui apprécie et qui décide, la main et la jambe qui exécutent doivent allier l'exactitude à la vitesse pour communiquer la vie au fleuret.
Source : Gallica

Les sports modernes illustrés… (1905-1906)

Dans les moments de course effrénée, l'esprit est comme enveloppé d'un brouillard, comme plongé dans une ivresse très agréable qui incite à se lancer encore plus vite et à devenir toujours plus insoucieux des, suites possibles de ce qu'on fait. La sensation de courir à une vitesse insensée est ravissante, mais en même temps de nature maladive; c'est une sorte d'ivresse qui excite et apaise les nerfs à la fois. Le coureur, fouetté à la figure par l'air ambiant, se croit dans un rêve
Source : Gallica

Les sports modernes illustrés… (1905-1906)

Un tort, que beaucoup de sociétés ont eu, a été de vouloir allonger les distances, sans se préoccuper de savoir si l'arme et les munitions permettaient d'obtenir un tir précis à ces distances. Il en est résulté des classements dans lesquels le hasard entrait pour une bonne part, ce qui ne doit pas être le but d'un sport, quel qu'il soit. Pour nous, la distance à employer dans n'importe quel tir est celle à laquelle l'arme et la munition donnent leur maximum de rendement. Il ne suffit pas qu'une balle puisse aller à un but, il faut qu'elle y aille sûrement.
Source : Gallica

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