Alexandre Pothey, La muette : quarante contes nouveaux (1883)
“ Parfois le fleuret s' arquait sur la poitrine saillante , et alors éclataient des cris de victoire , des hurlements de rage , en tout semblables à ceux de la panthère ou de quelque autre animal sauvage . C' était un affreux spectacle que de voir ces soubresauts de reins élastiques , de jambes souples , de bras vigoureux , accompagnés de cette infernale musique . Les coups de bouton meurtrissaient les chairs de taches blanches d' abord , puis roses , et enfin noires , et la sueur inondait le corps de ces belles forcenées , qui n' avaient plus rien d' humain . ”
