Résumé

Sophie Dupuis Tableaux de moeurs, par Mme S. Dupuis… (1832)

Madame Elbert aurait désiré n'avoir point d'oreilles et pouvoir en priver les autres. Elle eut beau jouer la distraction , elle ne put empêcher qu'on n'écoutât sa rivale dans le plus grand silence; si la moindre parole lui échappait involontairement, un chut spontané faisait taire celle qui jadis gouvernait toutes les volontés.
Madame Dervin n'attendit pas que l'admiration se réfroidit; elle quitta sa harpe au milieu de son plus grand succès et ne la reprit point de la soirée. Elle occupa adroitement les esprits d'un autre côté, et fit en sorte qu'on n'y songeât plus.
Source : Gallica

Sophie Dupuis Tableaux de moeurs, par Mme S. Dupuis… (1832)

Le jeune comte, que nous n'appellerons plus qu'Herman, croissait et se fortifiait de jour en jour. Le petit génie ne manquait pas de traverser les airs une ou deux fois la semaine, pour aller rendre compte à l'enchanteur des succès de cette première et importante éducation de l'homme ; sans oublier tant soit peu d'éloges qu'il se donnait à lui-même pour rehausser le prix de ses services. En effet, l'aimable Zulidor avait déjà donné plus d'un échantillon de sa prévoyance et de ses soins.
Source : Gallica

Sophie Dupuis Tableaux de moeurs, par Mme S. Dupuis… (1832)

Après un moment de silence, la vieille Fleurette reprit d'un air significatif et en regardant Ameline, que ne puis-je voir bientôt le chêne de la montagne s'unir au jeune arbrisseau de la plaine et lui prêter son appui. — Amen, répondit Frédérich. — Amen, répéta tout bas Herman. —Ma fille, continua la bonne Fleurette , ce ne serait pas un mauvais sort que de devenir la femme de notre Herman. Tous nos habitans le chérissent comme un fils, ou un frère, et donneraient leur vie pour lui, jusqu'à ce bon et fidèle animal, ditelle, en montrant Zerbin , qui ne voulait plus manger depuis son départ.
Source : Gallica

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