Résumé

Dominique Fleuret Description des passages de Dominique Fleuret (1929)

Nous avons formé la chaîne, et au moment où nous tenions la rivière de large en large la chaîne coupe par le milieu et la rivière nous entraîne vingt hommes, sur lesquels il s'en est échappé quatre, qui se sont cachés dans les montagnes. Les soldats, après avoir vu un pareil accident, crient tous qu'ils n'avaient plus de cartouches, mais qu'ils périraient plutôt tous à la baïonnette que de mettre les pieds dans l'eau. Nous avons suivi la rivière, et l'ennemi ne
nous quittait pas, et il ne laissait pas que de nous tuer ou blesser du monde.
Source : Gallica

Dominique Fleuret Description des passages de Dominique Fleuret (1929)

J'ai seulement conservé une paire de souliers. Deux jours après, il m'était impossible de suivre le régiment. Deux hommes de la compagnie ont eu pitié de moi, se sont détachés la nuit, et ont parvenu à me trouver une bourrique pour me transporter. C'est ce qui a été mon sauveur; je pouvais après cela suivre l'armée. Les hommes de la compagnie, avec un appelé Robert,
de Gond recourt, sergent de voltigeurs, tous les soirs me cherchaient dans la masse des blessés et malades pour me conduire au bivouac du régiment, où je retrouvai tous mes camarades, qui me prodiguèrent tous les soins possibles.
Source : Gallica

Dominique Fleuret Description des passages de Dominique Fleuret (1929)

Moi, peur d'y manquer, je fus me coucher sous la voiture. A quatre heures, mon sergent m'appelle et me fait monter dans un caisson. A chaque halte que l'on faisait, les soldats malades ou blessés s'approchent du caisson pour jeter dedans leurs sacs ou fusils. Tout cela tombait sur moi. De
temps en temps, un homme de plus arrivait dans la voiture, de manière que je fus obligé de descendre. Pour m'échapper, j'attrape le trait du cheval à deux mains et je suis été traîné deux lieues. Quand le cheval courait, il fallait courir.
Source : Gallica

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