Résumé

Auguste-Alexandre de Vanssay Fragments de mémoires inédits écrits en 1817 sous le titre de "Souvenirs militaires d'un officier de dragons"… (1864)

Je dus la guérison de mon cheval, nommé Don Pedro par mes dragons Gauché et Yantsen, aux soins du brave camarade Provost, qui savait mieux qu'un vétérinaire gouverner les plaies provenant de ces sortes de blessures si profondes, mais sans ouverture extérieure ; le valeureux animal, au milieu du combat, animé par l'effet des balles et des boulets, l'œil enflammé, les naseaux ouverts, la bouche pleine d'écume, blanche comme la neige, dont il me couvrait, ainsi que son large poitrail, semblait se glorifier de partager tant de périls, au milieu de tant de combats
Source : Gallica

Auguste-Alexandre de Vanssay Fragments de mémoires inédits écrits en 1817 sous le titre de "Souvenirs militaires d'un officier de dragons"… (1864)

Pendant mon séjour à Grenade, le général Sébastiani fit une expédition de quelques jours et s'empara, sur la côte de Malaga, d'un petit fort du nom de Marbella; son retour fut celui d'un triomphateur : les autorités de la ville allèrent à sa rencontre le complimenter; les troupes prirent les armes. Son entrée fut annoncée par des salves d'artillerie, et des pelotons d'élite de cavalerie précédaient et suivaient son cortège. La ville fut illuminée ; le palais des Maures, l'Alhambra, lança les brillants éclats d'un magnifique feu d'artifice
Source : Gallica

Auguste-Alexandre de Vanssay Fragments de mémoires inédits écrits en 1817 sous le titre de "Souvenirs militaires d'un officier de dragons"… (1864)

Bientôt, en effet, l'artillerie ennemie jeta sur nous une grêle de boulets, l'infanterie y joignit un feu nourri de mousqueterie ; nos soldats, fermes dans leurs rangs, marchent l'arme au bras vers la ligne de bataille : notre artillerie se porte sur les points désignés et riposte vigoureusement à celle des ennemis, qui bientôt cessa son feu.
L'infanterie française, sans s'amuser à répandre un torrent de flamme, croise la baïonnette et marche dans cette imposante attitude contre les bataillons ennemis; on sonne la charge
Source : Gallica

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