Résumé

François Brun Les Francs-Tireurs des Alpes-Maritimes pendant la campagne de 1870-71 (1889)

Que feriez-vous en tenant la campagne avec une cinquantaine d'hommes ? Ce serait pour vous une satisfaction personnelle, mais un plus jeune et plus vigoureux que vous peut rendre le même service, tandis que tout le monde n'a pas les connaissances nécessaires aux organisations militaires qui vont nous incomber ici, soit pour les corps francs, soit pour la garde nationale mobilisée. Nous avons besoin de vous ici, il faut y rester. Il n'est pas amusant de faire la soupe, ajouta-t-il en plaisantant, mais il faut pourtant bien que quelqu'un se résigne à la faire.
Source : Gallica

François Brun Les Francs-Tireurs des Alpes-Maritimes pendant la campagne de 1870-71 (1889)

La ville était en feu. La barricade de la gare, que défendait un petit poste de gardes nationaux, car on ne s'attendait pas à une attaque de ce côté, fut tournée par les Allemands qui débouchèrent sur la place d'où ils balayaient les rues par des feux de peloton. Nos volontaires les chargèrent à la baïonnette en chantant la Marseillaise et leur firent à plusieurs reprises lâcher pied. Bientôt, devant les masses allemandes se renouvelant sans cesse, ils furent obligés de songer à la retraite qui s'effectua par le pont du Loir et la route de Courtalin.
Source : Gallica

François Brun Les Francs-Tireurs des Alpes-Maritimes pendant la campagne de 1870-71 (1889)

Au moment où tout semblait conspirer pour accabler la patrie française, quand l'incapacité des uns, la trahison des autres livrait nos frontières à l'invasion tudesque, malgré le courage de nos soldats, on vit s'accentuer, dans un pays nouvellement réuni à la France, un mouvement de patriotisme, un élan de bravoure et de dévouement, dont le gouvernement de la Défense Nationale a été profondément touché et dont la nation tout entière doit garder au comté de Nice une perpétuelle reconnaissance.
Source : Gallica

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