Résumé

Portrait de Victor-Eugène Ardouin-Dumazet Victor-Eugène Ardouin-Dumazet Le colonel Bourras : rapport du colonel sur les opérations des Corps francs des Vosges (1892)

Bourras fut chargé d'organiser les bandes réunies en compagnies de francs-tireurs; Varaigne et Schtedlin furent mis à la disposition du général Cambriels, commandant de l'armée des Vosges. Le second devait tomber peu après, à la malheureuse bataille de la Bourgonce.
Bourras, à la vue des hommes qu'il avait à commander, fut pris de découragement. Ce soldat habitué à mener une compagnie disciplinée, dans un corps d'élite, désespéra un instant de tirer parti de ces adolescents, de ces paysans, de ces citadins groupés d'une façon disparate, mal armés, à peine vêtus.
Source : Gallica

Portrait de Victor-Eugène Ardouin-Dumazet Victor-Eugène Ardouin-Dumazet Le colonel Bourras : rapport du colonel sur les opérations des Corps francs des Vosges (1892)

A partir de ce moment, Bourras se révéla. Il dut tout faire à la fois. Il fallait nourrir, armer, équiper ses troupes. Sans cesse debout, dormant à peine, il imprimait à son corps franc une cohésion bien rare alors dans l'armée. Ses officiers durent user de subterfuge pour l'obliger à se reposer. Un sergent de son régiment, nommé Boulay, échappé de Sedan, lui aussi, qu'il avait rencontré à Épinal et à qui il confia le commandement d'une compagnie, eut seul assez d'ascendant sur lui pour l'amener à dormir sur un lit.
Source : Gallica

Portrait de Victor-Eugène Ardouin-Dumazet Victor-Eugène Ardouin-Dumazet Le colonel Bourras : rapport du colonel sur les opérations des Corps francs des Vosges (1892)

Chacun se précipita à son poste, et le combat s'engagea immédiatement. Déjà sept ou huit maisons étaient en flammes, et les Prussiens, formés en bandes de tirailleurs soutenus par des pelotons, s'avançaient vivement sur le village de trois côtés.
Nos hommes, abrités derrière les barricades, engagèrent une vive fusillade, et nos deux pièces d'artillerie firent feu sur la colonne prussienne qui cherchait à tourner notre droite vers la frontière suisse. Cette colonne s'arrêta et ne nous causa plus d'inquiétude.
Source : Gallica

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