Édouard Ledeuil, Campagne de 1870-1871. Châteaudun 18 octobre 1870 (1871)
“ A la barricade de la rue d'Orléans deux ou trois cadavres ensanglantaient la pierre. Sur la place de l'Hôtel-de-Ville, Seillade et Fruntz de la 7e gisaient sur le soi; Seillade qui, tombant à dix-neuf ans, ne trouve dans son patriotisme que ces mots : « Mourir, sans avoir tué un Prussien ! » A la barricade de la rue de Chartres, c'étaient d'autres nobles cœurs qui étaient frappés, Évrard, Villain, Maure. Mais ce n'est pas le moment de la pitié. Le lieutenant Roussel monte dans le clocher et voit une colonne profonde s'avancer sur les routes de Toury et d'Orléans. ”
