Résumé

Bon de Bosmelet Les Vicissitudes du 2e bataillon de la 3e légion… (1873)

N'en déplaise aux radicaux, les hommes adoraient les bonnes sœurs et étaient pour elles pleins de vénération et de respect.
La troisième légion avait pour colonel M. de Cornebize. Le désir de se rendre utile, dans un moment où un officier pour de bon était chose si rare, lui avait fait quitter le commandement du château de Dieppe pour reprendre un service plus actif. Il mettait tout son zèle à organiser sa légion : grâce à lui les effets d'habillement et d'équipement arrivaient, et le bataillon se transformait à vue d'oeil.
Source : Gallica

Bon de Bosmelet Les Vicissitudes du 2e bataillon de la 3e légion… (1873)

Hélas! le deuxième bataillon n'était même pas initié à ce raffinement! La plupart des hommes n'étaient chaussés que de savates percées à
jour et vêtus de pantalons et blouses de toile, qui ne pouvaient les garantir des rigueurs d'une saison exceptionnellement glaciale ; aussi, vit-on, pendant les exercices, des hommes (sixième compagnie) , saisis de froid, tomber tout à coup foudroyés, et il n'était besoin, pour les rappeler à la vie, que de leur procurer un peu de chaleur.
Source : Gallica

Bon de Bosmelet Les Vicissitudes du 2e bataillon de la 3e légion… (1873)

Ici commence, à proprement parler, la déroute de Buchy, sinistre et lamentable épisode de cette défense nationale et i de cette guerre à outrance décrétée par des foux furieux.
Une trentaine de mille hommes fuient, sans savoir pourquoi, dans le plus effroyable désordre; ils fuiraient encore s'ils n'étaient pas arrivés à la mer. La route est encombrée d'hommes de toutes les armes : troupes de ligne, francs-tireurs, mobiles, artilleurs, mobilisés, se traînent épuisés
Source : Gallica

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