Résumé

Eugène Cortyl Félix-Marie Cortyl, capitaine de mobiles… (1891)

Il leur fallait aussi bien souvent, lorsque l'ennemi était proche, passer de longues nuits en grand'garde, couchant sur la terre gelée ou daus la boue, sans manteaux et sans vêtements de rechange, dans un pays où le froid était d'autant plus vif que les abris étaient extrêmement rares.
La vue de la misère et du dévouement des hommes qu'il commandait émouvait le capitaine Cortyl jusqu'au fond des entrailles. Il s'ingéniait, par tous les moyens possibles, à les diminuer. A un âge où l'on n'est guère prévoyant pour soi-même, il sut l'être pour ses soldats et leur épargna bien des souffrances.
Source : Gallica

Eugène Cortyl Félix-Marie Cortyl, capitaine de mobiles… (1891)

« Un de nos enfants est tué ! Dites, monsieur, lequel?. tous deux? »
Le doyen, mêlant ses larmes aux leurs, ne put cacher plus longtemps la fatale nouvelle. Il leur parla du courage, de la générosité, du dévouement, des sentiments si religieux de leur enfant, répétant à ses malheureux parents l'éloge du soldat et du chrétien qui était sur toutes les lèvres comme dans tous les cœurs et qui seul pouvait apporter quelque adoucissement à leur immense douleur.
Le bruit de la mort du capitaine Cortyl se répandit bien vite en ville, la douleur et la consternation furent générales.
Source : Gallica

Eugène Cortyl Félix-Marie Cortyl, capitaine de mobiles… (1891)

La compagnie, que commandait le capitaine Cortyl, ne fut point trop éprouvée au combat pourtant si meurtrier de Pont-Noyelles ; à l'appel fait le soir, sur le champ de bataille même, on put constater que six hommes seuls avaient été tués ou blessés. Pendant que l'on se comptait et que l'on donnait un souvenir ému aux morts de la journée, Félix, chrétien jusqu'au fond des entrailles, remerciait tout bas la Vierge, dont il portait la médaille miraculeuse reçue de sa mère au milieu des larmes de la séparation.
Source : Gallica

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