Résumé

Portrait de Maxime Lecomte Maxime Lecomte Souvenirs de la campagne du Nord… (1871)

Un général sur qui la France comptait, même après le Mexique, vient d'enlever à la patrie en danger plus de cent mille de ses défenseurs. Le général Bazaine a trahi, il s'est fait l'agent de l'homme de Sedan, le complice de l'envahisseur, et au mépris de l'honneur de l'armée dont il avait la garde, il a livré, sans même essayer un suprême effort, cent ungt mille combattants, vingt mille blessés, ses fusils, ses canons, ses drapeaux et la plus forte citadelle de la France, Metz, vierge jusqu'à lui des souillures de l'étranger.
Source : Gallica

Portrait de Maxime Lecomte Maxime Lecomte Souvenirs de la campagne du Nord… (1871)

A une certaine distance du champ de bataille nous voyions que les Français étaient tournés, défaits ; nous apercevions distinctement le cercle de feu qui de Dury à Villers éclairait la victoire de nos ennemis. Nous marchions directement sur la ville, tantôt à travers champs tantôt par les chemins que nous connaissions ; sur une colline, l'artillerie prussienne aperçut notre groupe et envoya de notre côté quelques obus; je vis le moment où nos Prussiens allaient être frappés
par des projectiles de leur nationalité.
Source : Gallica

Portrait de Maxime Lecomte Maxime Lecomte Souvenirs de la campagne du Nord… (1871)

Vous savez aujourd'hui à quels désastres l'ineptie et la trahison peuvent conduire les plus vaillantes armées. Débarrassés de chefs indignes de vous et de la France, êtes vous prêts, sous la conduite de chefs qui méritent votre confiance, à laver dans le sang des envahisseurs l'outrage infligé au vieux nom français? En avant ! vous ne lutterez plus pour l'intérêt ou les caprices d'un despote : vous combattrez pour le salut même de la patrie, pour vos foyers incendiés, pour vos familles outragées, pour la France, notre mère à tous, livrée aux fureurs d'un implacable ennemi.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature