Résumé

Deuxième Régiment d'infanterie de Marine… (1875)

Je laissai passer le flot des fuyards, et pendant que mon bataillon se ruait sur l'ennemi pour arrêter sa marche, je pris avec mon blessé la route de l'ambulance établie à Grugis, dans une usine, à l'entrée du village.
Le sang qu'il perdait l'affaiblissait peu à peu, et malgré l'eau-de-vie que je lui fis prendre, je le portais littéralement quand j'arrivai à l'ambulance. La blessure n'a pas dù être mortelle ; il pourra affirmer, s'il me lit, que mon récit est sincère.
Source : Gallica

Deuxième Régiment d'infanterie de Marine… (1875)

Mon bataillon a devant lui une batterie de 12 servie par des matelots ; le bataillon de matelots et le mien lui servent de soutien.
Pendant cinq heures nous restons l'arme au pied, assistant à un combat d'artillerie magnifique.
Les éclats d'obus et les biscâïens pleuvent sur nous sans nous faire trop de mal.
Le général Faidherbe se promène sur un cheval blanc et visite les batteries ; quand il passe devant nous, le feu de l'ennemi redouble d'intensité ; il est reconnu sans doute et sert de point de mire aux canonniers prussiens.
Source : Gallica

Deuxième Régiment d'infanterie de Marine… (1875)

Les cuirassiers voient là un beau coup à faire : s'emparer de la batterie en sabrant les servants, puis s'enfuir avec leur butin ; mais ils avaient compté sans les chasseurs, qu'ils prenaient, disait plus tard un capitaine prisonnier, pour des mobiles.
En un clin d'œil les escadrons s'ébranlèrent et fondirent ventre à terre sur une proie qu'ils croyaient déjà tenir. Le commandant de chasseurs, à cheval derrière son bataillon, les laisse arriver à 50 mètres, puis crie : Feu! Un feu de bataillon répond, puis un second, puis un troisième. C'est un tourbillon indescriptible
Source : Gallica

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