Résumé

Henri Dorizy Les champs de bataille de 1870… (1911)

Le flot de la déroute entraîne avec lui des fractions de tous corps et de toutes armes ; les obus arrivent de tous les points de l'horizon et prennent ces masses affolées de face, de flanc et à revers. Aux cris d'épouvante se mêlent les gémissements des blessés. A notre droite, une ambulance prend feu et s'écroule ; tout autour de nous, les caissons d'artillerie sautent et augmentent par leurs éclats le nombre des victimes ; de toutes parts on voit errer, isolés ou par pelotons, des chevaux sans cavaliers, épaves sanglantes de l'héroïque charge qui vient d'être exécutée du côté de Floing.
Source : Gallica

Henri Dorizy Les champs de bataille de 1870… (1911)

« Le commandant en chef des troupes françaises avait lutté jusqu'à la dernière extrémité contre les forces supérieures des Allemands : partout son armée avait combattu avec grand courage ; sa cavalerie tout entière s'était volontairement sacrifiée pour dégager les autres armes. Mais quand on fut entouré de toutes parts, quand l'unique ligne de retraite se trouva sérieusement menacée, la résistance dut enfin cesser. » (La Guerre franco-allemande.) La France déplore la défaite de Frœschwiller, mais l'armée peut relever fièrement la tête au souvenir de cette journée d'héroïsme !
Source : Gallica

Henri Dorizy Les champs de bataille de 1870… (1911)

Les batailles de 1870 furent toutes à la gloire de l'armée, mais celle de Frœschwiller, avec ses pertes de plus de 20 010 de l'effectif engagé, restera une des journées les plus terribles et les plus honorables dans la défaite ! Son nom rappellera toujours au Pays ce que l'honneur et le dévouement à la Patrie firent déployer à nos troupes d'énergie inlassable et d'héroïsme surhumain : tous, officiers et soldats, dans un admirable mépris du danger devant la mort, montrèrent tout ce qu'il est possible de faire pour la gloire des armes.
Source : Gallica

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