Résumé

Châteaudun et Loigny : épisodes de la guerre 1870-1871 (1888)

Tranquilles de ce côté, nous retournons devant Loigny. Le combat d'artillerie continue. Les projectiles tombent tellement dru, que nos fantassins, affolés, reculent. Nous nous jetons à la traverse. Seul, le revolver au poing, j'arrête, pendant cinq mortelles minutes, un détachement de ligne qui se débandait, en menaçant de casser la tète à quiconque dépassera le sillon où je suis placé. Les officiers remettent de l'ordre et cette troupe repart en avant. Nous avançons toujours, mais les projectiles tombent tellement serrés que nous faisons coucher encore une fois l'infanterie.
Source : Gallica

Châteaudun et Loigny : épisodes de la guerre 1870-1871 (1888)

J'arrive au général : « Êtes-vous blessé, mon général ? » — CI Ah! mon pauvre ami, me dit-il, ils m'ont tué, j'ai la jambe broyée! » — Je saute à terre et veux emmener son cheval par la bride, en dehors des balles qui tombent toujours. — « Oh !
pour l'amour de Dieu, mettez-moi à terre, je souffre trop! » — J'insiste pour l'emmener. — « Non, je souffre! je souffre! » — Aidé de M. de Harscouët, nous le descendons de cheval et le couchons ; la tète appuyée sur mon bras gauche, il se met à
prier.
Source : Gallica

Châteaudun et Loigny : épisodes de la guerre 1870-1871 (1888)

La colonne se met en marche le lendemain par un temps superbe. Tout le long de la route, les paysans offrent à boire à nos soldats. Nos dragons et cuirassiers sont un peu lents, après les haltes, pour se remettre en route, mais ce n'est là qu'un manque d'habitude : petit à petit, ces cavaliers-là sont devenus de rudes cavaliers; les Prussiens eux-mêmes ont rendu justice à notre cavalerie de l'armée de la Loire, qui, si elle n'a pas combattu en masse, a parfaitement fait son service d'éclaireurs et d'avant-postes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature