Résumé

Henry Morel La bataille de Loigny, 2 décembre 1870

Les batteries, avec l'infanterie de soutien - 2e bataillon des Volontaires de l'Ouest et mobiles des Côtes-du-Nord — se portent au galop sur Gommiers et se mettent aussitôt en batterie ; leur tir, exécuté avec précision, met le désordre dans les rangs serrés des cuirassiers.
Nos canons font merveille et la charge est arrêtée en avant de Chauvreux; notre infanterie n'a pas à intervenir; elle n'a qu'à applaudir au sang-froid et à l'habileté de nos artilleurs.
Les cuirassiers bavarois tournent bride et rejoignent avec précipitation la division du prince Albert en retraite sur Cornières.
Source : Gallica

Henry Morel La bataille de Loigny, 2 décembre 1870

Le général von der Tann, sans inquiétude pour son aile gauche, dégagée par l'entrée en ligne de la 33e brigade prussienne, rallie son infanterie, quelque peu désorganisée par les combats de la matinée ; il fait rassembler les unités — bataillons et compagnies — mélangées les unes aux autres et les remet dans les mains de leurs chefs. Son artillerie — 14 batteries bavaroises et 2 batteries de la 4° division de cavalerie — se déploie entre Villerand et Goury et crible d'obus nos pauvres soldats épuisés.
Source : Gallica

Henry Morel La bataille de Loigny, 2 décembre 1870

Enfin la cavalerie du prince Albert, qui avait dû se retirer en arrière de Chauvreux, a laissé quelques batteries à cheval au sud de Nonneville.
L'armée du Grand-duc, bien que victorieuse, est fatiguée de cette lutte qui dure depuis le matin ; la 2e division bavaroise en particulier a éprouvé de grandes pertes. L'état-major allemand parait décidé de laisser agir surtout l'artillerie, qui a montré pendant toute la journée une activité remarquable ; c'est à elle que revient le rôle de rendre nos positions intenables et de nous forcer avant la nuit à une retraite définitive.
Source : Gallica

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