Résumé

Auguste Boucher Bataille de Loigny, avec les combats de Villepion et de Poupry… (1872)

Chaque arbre cache un tireur, chaque tombe abrite un soldat : à l'entrée des rues, on dispose des pelotons. Quant aux hommes sans cartouche, on en forme la réserve : ils se tiennent la baïonnette au canon. Ces préparatifs se sont faits sans désordre. Admirable attitude que celle de ces braves qui, voyant
devant eux toute une campagne éclairée par les lueurs du combat, derrière eux une église gémissante où crient des blessés et un village tout en flammes, le pied posé sur des tombes, séparés de toute une armée, se disposaient à mourir dans une résistance sans espoir et sans issue !
Source : Gallica

Auguste Boucher Bataille de Loigny, avec les combats de Villepion et de Poupry… (1872)

« Vous resterez ici, dit-il au capitaine Sombret, et vous tiendrez à tout prix. » L'ordre s'exécute : tout-à-l'heure haletants et
comme emportés dans le vif élan de leur fougue, les soldats s'acquittent de ce devoir plus difficile à leur courage : ils font face aux Bavarois de Gommiers, et bravement, sans plier, ils supportent le feu de l'ennemi. Pendant ce délai, l'amiral averti leur envoyait, pour bien combler cet espace béant en occupant tout entière la ligne de bataille, le 3e bataillon de marche de chasseurs avec une batterie de 12 de la réserve.
Source : Gallica

Auguste Boucher Bataille de Loigny, avec les combats de Villepion et de Poupry… (1872)

Dans le cœur des peuples désespérés, les victoires qui succèdent tout-à-coup aux grands revers peuvent produire la confiance qui perd aussi bien que la confiance qui sauve. Le soir du combat de Villepion, à la vue de ses armes triomphantes, l'armée de la Loire eut l'âme troublée par son bonheur : elle conçut cet espoir qui rend l'orgueil imprudent, elle eut cet orgueil qui rend l'espoir téméraire.
Source : Gallica

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