Auguste Boucher

Élements biographiques

Auguste Boucher Récits de l'invasion : journal d'un bourgeois d'Orléans pendant l'occupation prussienne (1871)

Le sac vide et pendant sur le dos, ils accourent, allègres et rapaccs, hier pillés par l'ennemi, aujourd'hui pillards de ses morts et des nôtres.
Voilà les grands'gardes. Du coin d'un bois sortent quelques chasseurs, mouillés par la pluie qui tombe, couverts de boue, avec cet air sauvage que donne la guerre au moment où on la fait, l'œil étincelant de joie et de curiosité. Ils ne savent qu'une chose : c'est qu'on a vaincu. Nous leur apprenons qu'Orléans est libre. A mesure que nous leur parlons de leur succès, leur victoire grandit à leurs yeux.
Source : Gallica

Auguste Boucher Bataille de Coulmiers, 9 novembre 1870 (1871)

Ce fut le dernier-épisode de la bataille de Coulmiers. Bientôt toute l'armée du général d'Aurelle défilait en longues colonnes à travers la campagne, et, le soir, ses bivouacs brillaient devant la forêt d'Orléans, les villages de Bucy et d'Ormes et les environs.
Telle avait été, dans son ensemble, la bataille de Coulmiers. L'émoi fut grand à Versailles, quand on apprit la défaite de M. de Tann. On avait cru que l'armée de la Loire n'était qu'une ombre, et la voilà qui s'avançait, vivante, énergique et victorieuse, déployant près de 80,000 hommes sur les deux côtés d'Orléans.
Source : Gallica

Auguste Boucher Récits de l'invasion : journal d'un bourgeois d'Orléans pendant l'occupation prussienne (1871)

Mais la différence est grande entre l'assassin qui tue le vainqueur au détour d'une rue ou dans les champs, près du sillon qu'on paraîtrait tracer paisiblement, et l'homme de cœur qui, dans l'assaut de son village, ou de sa cité, ou de sa maison, devant sa femme ou sa fille outragée, ou bien dans une bataille désespérée où l'a jeté tout à coup l'amour de sa patrie, a pris un fusil et se bat pour le salut de son pays. Quoi ! vous le passerez par
les armes, parce qu'il n'aura pas d'uniforme, cet homme qui, dans un combat, aura loyalement offert sa poitrine à vos boulets et à vos balles !
Source : Gallica

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