Résumé

Auguste Boucher Bataille de Coulmiers, 9 novembre 1870 (1871)

Ce fut le dernier-épisode de la bataille de Coulmiers. Bientôt toute l'armée du général d'Aurelle défilait en longues colonnes à travers la campagne, et, le soir, ses bivouacs brillaient devant la forêt d'Orléans, les villages de Bucy et d'Ormes et les environs.
Telle avait été, dans son ensemble, la bataille de Coulmiers. L'émoi fut grand à Versailles, quand on apprit la défaite de M. de Tann. On avait cru que l'armée de la Loire n'était qu'une ombre, et la voilà qui s'avançait, vivante, énergique et victorieuse, déployant près de 80,000 hommes sur les deux côtés d'Orléans.
Source : Gallica

Auguste Boucher Bataille de Coulmiers, 9 novembre 1870 (1871)

Vive la France ! Voici que les troupes du général Barry s'élancent sur Coulmiers au pas de course : c'est le 7e bataillon de chasseurs de marche et le 31e d'infanterie de marche; ce sont les mobiles de la Dordogne (22e régiment) . Pauvres enfants du Midi, mal vêtus pour nos frimas, la plupart paysans robustes et petits, avec cet air naïf et un peu sauvage de leurs campagnes, les mobiles s'en vont, étonnés et braves, à l'assaut de ce village d'où partent mille feux à la fois ; ils s'en vont en chantant une chanson de leur lointain pays, dans leur patois vif et sonore. La fusillade est terrible.
Source : Gallica

Auguste Boucher Bataille de Coulmiers, 9 novembre 1870 (1871)

C'était du château de Coulmiers que l'ennemi les lançait : de loin, on voyait l'artillerie bavaroise s'éclairer sous ses feux devant l'ombre que formaient à l'horizon les grands arbres sans feuilles du parc. Les hussards qui précédaient la division reviennent au galop se placer derrière nos batteries. Celles-ci s'établissent. Sur les côtés, les chasseurs à pied s'arrêtent, se couchent à terre et tirent sur le château et les Bavarois. Un duel terrible a commencé entre les canons de Coulmiers et ceux de la 2e division. Mais ceux des Français l'emporteront.
Source : Gallica

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