Résumé

Auguste Boucher Combat d'Orléans, 11 octobre 1870… (1871)

Un peu plus tard, une centaine de chasseurs qui s'étaient ralliés près de la gare d'Orléans passaient par le Mail pour regagner la Loire : on les vit s'en aller d'un pas paisible et sans désordre ; on en releva quelques-uns qui tombaient de fatigue et qui s'appuyaient aux murs comme des hommes ivres, en criant : « Je suis saoûl de poudre ! » Tous étaient fiers de la journée et disaient qu'ils avaient fait reculer l'ennemi aux Aubrais.
C'était la vérité.
A la grille du faubourg Bannier, les soldats de la légion faisaient face encore aux Bavarois.
Source : Gallica

Auguste Boucher Combat d'Orléans, 11 octobre 1870… (1871)

« Arrivez tous ici ! » dit-il aux siens, et pendant que l'officier prussien se retire vers ses hommes, les Français se serrent autour de leurs chefs, les uns regardant l'ennemi au nord du faubourg, les autres au sud. Une décharge formidable porte la mort aux Allemands. C'est le dernier feu des derniers soldats.
Les Allemands répondent. D'un côté tirent les Bavarois, de l'autre les Prussiens. Frappés de toutes parts, les Français tombent vaillamment. Cernés, ils se jettent dans les maisons : ils se battent aux portes, dans les chambres et dans les jardins.
Source : Gallica

Auguste Boucher Combat d'Orléans, 11 octobre 1870… (1871)

Dans le souvenir qu'ils ont voué à ce noble combat, il y a aujourd'hui comme une piété qui deviendra, nous en avons l'espérance, celle de la patrie entière. Aux Aydes, à Saran, à Ormes, à Fleury, dans le faubourg Bannier, comme dans la ville, on ne rencontrerait pas un homme qui ne parlât des soldats du 11 octobre avec une sorte d'enthousiasme et de commisération. Le peuple est bon juge, quand, unanime comme ici, il met dans son
admiration tant d'émotion et de gravité.
Source : Gallica

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