Auguste Boucher, Combat d'Orléans, 11 octobre 1870… (1871)
“ Un peu plus tard, une centaine de chasseurs qui s'étaient ralliés près de la gare d'Orléans passaient par le Mail pour regagner la Loire : on les vit s'en aller d'un pas paisible et sans désordre ; on en releva quelques-uns qui tombaient de fatigue et qui s'appuyaient aux murs comme des hommes ivres, en criant : « Je suis saoûl de poudre ! » Tous étaient fiers de la journée et disaient qu'ils avaient fait reculer l'ennemi aux Aubrais. C'était la vérité. A la grille du faubourg Bannier, les soldats de la légion faisaient face encore aux Bavarois. ”
