Jean-Roch Coignet,
Souvenirs d'un vieux grognard…
(1912)
“ Mais nous avions affaire à forte partie : l'armée bavaroise tout entière nous était opposée, et elle comptait plus de quarante mille hommes de troupes aguerries. L'Empereur donne le signal, et nos bataillons s'élancent rapides comme la foudre : les chasseurs les premiers, les grenadiers ensuite. L'armée ennemie formait sur le plateau une masse imposante, et comme un rempart mouvant et presque inabordable. En voyant partir mes vieux camarades, le frisson s'empare de moi. ”
