Résumé

Adolphe Lang Éloge de M. le maréchal de Merci… (1861)

Le duc d'Enghien quitta les bords de la Meuse et marcha avec une célérité extraordinaire. Le maréchal de Turenne déploya tout ce que l'art militaire a de plus secret et de plus hardi pour donner au prince le temps d'arriver. Les Austro-Bavarois, placés entre deux feux, étaient assiégés en même temps qu'assiégeants. Mais le maréchal de Merci savait veiller à l'attaque comme à la défense. Il multiplia ses retranchements, profita des bois pour couvrir ses lignes, et pressa le siège avec une telle vigueur, que Turenne n'eut que la gloire d'avoir retardé la conquête.
Source : Gallica

Adolphe Lang Éloge de M. le maréchal de Merci… (1861)

M. LE MARÉCHAL DE MERCI
BARON DU SAINt-EMPIRE D ALLEMAGNE
CÉNÉRAL EN CHEF DES ARMÉES BAVAROISES
GÉNÉRAL DES ARMÉES DE L'EMPEREUR.
Il n'est pas une bourgade de nos pays qui ne puisse s'honorer d'avoir vu naître des grands hommes. De tout temps, féconde en caractères remarquables, la Lorraine en a fournis à toutes les carrières, et partout ils ont donné les preuves d'une noblesse de sentiment et d'une intégrité, qui ne s'allient pas toujours au mérite et à la valeur.
Source : Gallica

Adolphe Lang Éloge de M. le maréchal de Merci… (1861)

Gléen ramenait son corps d'armée en bon ordre pour prendre de flanc le maréchal de Turenne.
Toutes les espérances du général en chef bavarois se réalisaient. Il n'était plus possible de douter du succès, lorsqu'un événement inattendu vint déjouer toutes les prévisions.
Le maréchal de Merci, frappé d'une balle, tomba raide mort au milieu de ses soldats.
« Un si puissant génie ne donnant plus le mouvement » à une machine dont il connaissait seul les ressorts, » devait par sa mort rendre aux Français la supériorité » qu'ils avaient perdue. »
Source : Gallica

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