Résumé

Henri de Bessé Relation des campagnes de Rocroi et de Fribourg (1826)

Mais rien n'est si périlleux que de faire de grands mouvements devant un ennemi puissant sur le point d'en venir aux mains. Ces escadrons déjà ébranlés furent rompus à la première charge, et toutes les troupes d'Albuquerque se renversèrent les unes sur les autres. Le duc d'Enghien, leur voyant prendre la fuite, commanda à Gassion de les poursuivre, et tourna tout court contre l'infanterie.
Le maréchal de L'Hospital ne combattoit pas avec le même succès, car, ayant mené sa cavalerie au galop contre les ennemis, elle se mit hors d'haleine avant que de les
joindre.
Source : Gallica

Henri de Bessé Relation des campagnes de Rocroi et de Fribourg (1826)

Mais le prince ayant rempli le vide de la première ligne avec quelques troupes de la seconde, les Espagnols s'arrêtèrent et firent voir qu'ils n'avoient eu d'autre dessein que de gagner du terrain pour ranger leur seconde ligne.
Il y a des moments précieux dans la guerre, qui passent comme des éclairs, si le général n'a pas l'œil assez fin pour les remarquer et assez de présence d'esprit pour saisir l'occasion, la fortune ne les renvoie plus et se tourne bien souvent contre ceux qui les ont manqués. Le duc d'Enghien envoya dire à La Ferté de revenir sur ses pas
Source : Gallica

Henri de Bessé Relation des campagnes de Rocroi et de Fribourg (1826)

La valeur de l'infanterie espagnole ne se peut assez louer ; car il est presque inouï qu'après la déroute d'une armée un corps de gens de pied dénué de cavalerie ait eu la fermeté d'attendre en rase campagne, non pas une attaque seule, mais trois de suite sans s'ébranler; et il est vrai de dire que, sans le gros de réserve qui vint joindre le duc d'Enghien, ce prince, tout victorieux qu'il étoit du reste de l'armée espagnole, n'eût jamais pu rompre cette brave infanterie.
Source : Gallica

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