Résumé

Stanislas Mondelot Le vieil et le nouvel Hesdin, ou Histoire de ces deux villes… (1823)

Les premières batteries n'avaient été laites que dans l'intention de renverser les parapets et les hautes défenses, et d'empêcher l'ennemi de nous incommoder dans nos tranchées. Pour approcher davantage et pour se rendre maître de la demi-lune qui était entre les deux bastions, il fallait rompre ce qui la flanquait et ce qui défendait le passage du fossé. Nous plaçâmes nos batteries sur le glacis de la contrescarpe, et nous les approchâmes tellement que les embrasures étaient taillées dans le parapet du chemin couvert, où nous avions un abri.
Source : Gallica

Stanislas Mondelot Le vieil et le nouvel Hesdin, ou Histoire de ces deux villes… (1823)

A l'instant, les assiégés se montrent et lancent des grenades, des cercles, des pots à feu en si grande quantité, que la brèche paraît embrasée. Tandis que leurs balles sifflent de tous, côtés, ils crient, s'exhortent et annoncent qu'ils veulent se défendre avec intrépidité. Ils jettent du haut de leurs murailles des chevaux de frise montés sur deux roues, et travaillent en même temps à se retrancher. Nos soldats, fâchés de se voir condamnés à l'inaction, lorsqu'ils auraient voulu se mesurer avec l'ennemi, se livrèrent enfin au repos, et l'attaque fut remise au lendemain.
Source : Gallica

Stanislas Mondelot Le vieil et le nouvel Hesdin, ou Histoire de ces deux villes… (1823)

Le grand-maître appréhendait un accident semblable à celui qui était arrivé la nuit précédente ; les hommes qu'il avait désignés partageaient ses craintes. Le péril était grand en effet : car les ennemis, à la faveur de leurs feux, voyant distinctement le fossé, faisaient pleuvoir une grêle de balles sur ceux qui tentaient le passage, et laissaient couler ensuite le long de la muraille des grenades et des feux d'artifice, si par hasard leurs adversaires avaient échappé à leurs coups.
Source : Gallica

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