Just-Jean-Étienne Roy

Résumé

Just-Jean-Étienne Roy Histoire de Vauban (2e édition… (1850)

Vauban, dit-il, s'appelait Le Prestre, petit gentilhomme de Bourgogne tout au plus, mais peut-être le plus honnête homme et le plus vertueux de son siècle, et avec la réputation du plus savant homme dans l'art des sièges et de la fortification, le plus simple, le plus vrai et le plus modeste. C'était un homme de médiocre taille ; assez trapu, qui avait fort l'air de guerre, mais en même temps un extérieur rustre et grossier, pour ne pas dire brutal et féroce ; il n'était rien moins : jamais homme plus doux, plus compatissant, plus obligeant
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Histoire de Vauban (2e édition… (1850)

Deux mois avant la paix de Nimègue, le chevalier de Clerville, commissaire général des fortifications, était mort, emportant les regrets et l'estime de tous ceux qui l'avaient connu : homme de courage et d'esprit, plein d'expérience et d'activité, il était regardé, sous le ministère Mazarin, comme le plus habile ingénieur de l'Europe; et peut-être eût-il conservé cette réputation après sa mort, s'il n'avait eu Vauban pour successeur.
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Histoire de Vauban (2e édition… (1850)

Les forteresses de la France étaient la plupart faibles et placées au hasard. Vauban est chargé de fortifier toutes les frontières. Des Pyrénées au bord de l'Escaut, sa fortification varie comme les sites.
Partout, sur les montagnes, au bord de la mer et des ileuves, c'est en pliant les ouvrages au terrain qu'il subjugue la nature. Sa pensée dans chaque place embrasse l'universalité des frontières. Il considère la France comme une vaste place d'armes, dont chaque forteresse n'est qu'un ouvrage particulier.
Source : Gallica

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