Georges Michel

Résumé

Georges Michel Histoire de Vauban (1879)

Pour la première fois depuis quarante ans, la paix donnait quelque répit à l'activité de Vauban. Ce temps d'arrêt dans une existence jusqu'alors si agitée ne ressemble en rien à de l'inaction. Pendant près de quatre années, il est vrai, Vauban ne dirigera pas les opérations d'un siège, mais les obligations journalières de son commandement, les inspections des frontières, les travaux théoriques de son art, l'achèvement d'ouvrages importants sur divers sujets d'économie politique ou de finances absorberont tout son temps, et ne lui permettront guère de goûter un repos si bien gagné.
Source : Gallica

Georges Michel Histoire de Vauban (1879)

La garnison sortit de la place avec les honneurs de la guerre.
C'est ainsi que tomba, grâce à un coup de main dont les annales de l'histoire n'offrent peut-être pas - d'exemple, cette ville formidable qui aurait pu tenir en échec pendant de longs mois une armée entière. Le succès dépassait toutes les espérances, et aucun deuil ne venait troubler la joie d'un si beau triomphe. L'attaque avait été menée avec tant de rapidité et de bonheur qu'elle n'avait coûté la vie qu'à trois mousquetaires et à quarante fantassins.
Source : Gallica

Georges Michel Histoire de Vauban (1879)

« Je n'ai jamais pu empêcher M. de Vauban d'aller dans la ville (pendant l'attaque de la citadelle de Courtrai) ; il m'a promis positivement qu'il ne bougerait de son logis, où il se ferait rendre compte par ses ingénieurs de ce qui se passerait. J'ai même chargé M. le marquis d'Huxelles de ne le point quitter et de l'empêcher d'approcher de la citadelle. Nous avons pensé nous brouiller là-dessus; vous savez qu'on ne le gouverne pas comme on voudrait; et si quelqu'un mérite d'être grondé, je vous assure que ce n'est pas moi. » (Lettre de d'llumières à Louvois, 5 novembre 1683.)
Source : Gallica

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