Léon Tolstoï,
Guerre et Paix
(1869)
“ Et sur le papier toutes ces colonnes arrivaient à leur place à l’heure fixée et écrasaient l’ennemi. ”
Léon Tolstoï,
Guerre et Paix
(1869)
“ Et sur le papier toutes ces colonnes arrivaient à leur place à l’heure fixée et écrasaient l’ennemi. ”
“ UN AUTRE, (se tournant vers la campagne) Regardez donc là-bas : l’ennemi dresse les éléments à faire la guerre. Il les circonscrit, les déploie, les maîtrise, les projette.UN AUTRE Et les campagnes mortes, on détruira les villes. ”
François de La Place, Leçons françaises de littérature et de morale… (1820)
“ Il dit : l'orage affreux, qu'anime encor Borée, Siffle et frappe la voile à grand bruit déchirée; Les rames en éclats échappent au rameur; Le vaisseau tourne au gré des vagues en fureur, Et présente le flanc au flot qui le tourmente. Soudain amoncelée en montagne écumante, L'onde bondit : les uns sur la cime des flots Demeurent suspendus; d'autres au fond des eaux Roulent, épouvantés de découvrir la terre. Aux sables bouillonnants l'onde livre la guerre. ”
“ En avant ! d’un pôle à l’autre, tous les peuples, depuis le lever jusqu’au coucher du soleil ! Et que le globe frémisse sous vos pas ! En avant ! la Guerre, c’est la Vie ; la Guerre au mal, c’est la bonne Guerre ! ”
Charles Morice, La Littérature de tout à l’heure
“ La guerre est hurlante dans les plaines, autour des monts. Il s’arrête et la contemple, il écoute les stridences des épées, les tonnerres du fer. Il frémit : ces hommes doivent combattre pour la Cité. ”
Charles Louandre, La France du Nord
“ Cela vous étonne, lui dis-je; mais aujourd’hui, chez nous, personne ne croit plus à la possibilité de la guerre. Dans les livres, dans les journaux, à la tribune, les armées permanentes sont l’objet des plus vives attaques. ”
Edmond Rousseau, Les exploits d’Iberville
“ Levons la hache de guerre ; entonnons le chant du combat ; allons promener dans leurs villages le fer et le feu, et dans bien des lunes la terreur de nos ennemis dira le courage et la vaillance de nos guerriers. ”
François de La Place, Leçons françaises de littérature et de morale… (1820)
“ Comparez ces fourmis, moins dignes de nos yeux, Méconnoissant les arts de la paix, de la guerre, Durant l'hiver entier sommeillant sous la terre, Mais qui rôdent sans cesse, et d'un amas de grains Remplissent à l'envi leurs greniers souterrains, A ces nobles fourmis dont se vante l'Afrique, En trois classes rangeant leur sage république; Peuple heureux d'ouvriers, de nobles, de soldats. ”
Jules Laurent Morelle, Inauguration du monument des victimes de la guerre… (1892)
“ Tout : les hommes, les choses plus que les hommes, la victoire plus que les choses. Nos frontières brisées, nos troupes écrasées sous une avalanche de fer et de feu, nos généraux décimés, nos armées prisonnières ou cernées à Metz et à Paris dans un cercle d'acier, nos provinces piétinées, violées, ensanglantées, ravagées par un ennemi qui, faisant reculer la civilisation de bien des siècles, pratiquait la guerre à la manière des Barbares. ”
Giulio Douhet,
La guerre de l'air
(1936)
“ Aujourd'hui, comme hier, la victoire resterait aux gros bataillons, nourris par un peuple de paysans et qui sauraient défendre notre sol ou bien conquérir celui de l'ennemi, dans une guerre longue, minutieuse et meurtrière. ”
L'histoire de France, école de patriotisme… (1879)
“ Que l'invasion, comme une nuit funeste, désole notre pays ; que les bataillons de l'étranger, animé par le génie de la force et de la destruction, brisent notre frontière désarmée et se répandent dans nos campagnes et dans nos villes endormies, tu te lèves au cri désespéré de la Patrie ; tu t'arraches, frêle adolescent, aux embrassements d'une mère. Homme déjà mur, tu négliges — 14 - les soins de ta maison ; tu quittes la charrue, l'atelier, le bureau, le magasin ; sans avoir appris la guerre, tu deviens soldat en face de l'ennemi. La cause que tu défends a pu momentanément succomber ”
François de La Place, Leçons françaises de littérature et de morale… (1820)
“ L'ÉTALON que j'estime, est jeune, vigoureux ; Il est superbe et doux, docile, valeureux; Son encolure est haute, et sa tête hardie; Ses flancs sont larges, pleins, sa croupe est arrondie ; Il marche fièrement, il court d'un pas léger; Il insulte à la peur, il brave le danger. S'il entend la trompette ou les cris de la guerre, Il s'agite, il bondit ; son pied frappe la terre. ”
Guillaume-Thomas Raynal,
Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux…
“ Sans cesse sous les armes, sans cesse dans les exercices, ils ont continuellement sous les yeux l’image, presque la réalité d’une guerre savante & opiniâtre, soit qu’ils soient réunis dans des camps, soit qu’ils soient dispersés dans des garnisons. ”
Emmanuel Ducros, Chants de guerre et d'amour (1878)
“ La France a vu contre elle, armer toute l'Europe, Au midi, dans le nord, l'ennemi l'enveloppe; Elle fait face à tous, la Patrie en danger. Du sol semble sortir d'innombrables cohortes De valeureux soldats, et bien loin de ses portes Elle repousse l'étranger. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Quel rempart assez ferme, en un mot, pour nous défendre et se défendre lui-même ? À la guerre, un mur me protège ; des forteresses hautes et escarpées arrêteront, par la difficulté de l’accès, les plus nombreuses armées. ”
Honoré Arnoul,
La guerre, histoire complète des opérations militaires en Orient et dans la Baltique pendant les années 1853…
(1856)
“ Mais sur ce coin de terre où 300,000 hommes sont en présence, poitrine contre poitrine, où, jour et nuit, depuis dix-huit mois, se croisent le fer et le feu, un mètre de rocher arrosé du sang de nos fils, de nos frères, de nos amis, prend pour nous une valeur que n'ont pas cent lieues de pays gagnées ou perdues par une guerre ordinaire. ”
Pierre-Gabriel-Désiré François-Franquet, Sedan en 1870, la bataille et la capitulation (1872)
“ Et maintènant que nous avons sous les yeux le spectacle si saisissant du champ de bataille au milieu duquel est assise une ville dominée de toutes parts, il n'est besoin d'appeler à notre aide ni l'art ni même la réflexion pour résoudre le problême que la réalité pose devant l'homme de guerre. ”
Charles de Mazade,
Une Guerre de nationalité au XVIe siècle - Le Duc d’Albe et les Pays-Bas
“ Elle est comme un champ de bataille retentissant où, sous des noms nouveaux, sous des formes nouvelles, se déroulent incessamment des luttes qui ont commencé avant nous et dont nous ne verrons pas la fin. ”
Charles Baudelaire,
L’Art romantique
“ Les soldats peuvent être des bouchons, des dominos, des pions, des osselets ; les fortifications seront des planches, des livres, etc., les projectiles, des billes ou toute autre chose ; il y aura des morts, des traités de paix, des otages, des prisonniers, des impôts. J’ai remarqué chez plusieurs enfants la croyance que ce qui constituait une défaite ou une victoire à la guerre, c’était le plus ou moins grand nombre de morts. ”
Napoléon Bourassa,
Jacques et Marie, souvenir d’un peuple dispersé
(1866)
“ Quand notre raison et notre honneur nous disent : " il faut partir," nous partons ; quand le cri de guerre nous appelle, nous n'avons pas à réfléchir si l'ennemi brûle la nos palais, enlèvera nos trésors, ruinera nos jardins, déchirera nos beaux vêtements, s'emparera de nos champs ; nous volons au combat sans regarder en arrière. ”
Louis Bédu, Histoire de la bataille de Bapaume et de l'invasion prussienne dans cette ville et les environs… (1872)
“ Jestinées des empires et ceux qui veulent la guerre a outrance, devraient venir dans ces lieux où s'étalent, avec toutes les blessures imaginables, les souffrances physiques et les souffraces morales. ”
Anatole France,
Sur la voie glorieuse
“ La guerre a pris une forme nouvelle. Aux marches, aux manœuvres, aux combats à découvert, aux grandes batailles ont succédé la guerre de tranchées, la guerre immobile et souterraine, les interminables duels d’artillerie entre deux adversaires invisibles. ”
Henriot,
Les Poilus à travers les âges, ombres et poème
(1918)
“ Voici qu'il faut descendre au fond de la tranchée ; Nos superbes soldats subissant le destin, Cavaliers à l'aurore et le soir fantassins, Creusent le sol boueux, portent des sacs de terre, Construisant des abris, et c'est cela la guerre. ”
Antoine Antoine, L'album des peuples ou collection de tableaux représentant les cérémonies…
“ Quand une paix trop prolongée laissait manquer de prisonniers et par conséquent de victimes , le peuple prenait les armes et déclarait la guerre à une nation voisine, afin de se procurer des captifs pour les sacrifices. ”
Émile Verhaeren,
Les Ailes rouges de la guerre
“ Kirkholm, Kreusberg, Mitau, Dwinsk, Jacobstat, Vilna, Cités que la bataille énorme illumina Et qui toutes, m’étiez, hier encor, inconnues ! Ô guerre dans le sol ! Ô guerre dans les nues ! La fureur s’y condense et l’horreur s’y accroît Et des plaines aux monts, et des fleuves aux bois Tout est sombre et terrible et sanglant à la fois. ”
Jules Richard, En campagne (1884)
“ Insoucieux, on a chanté, on a ri. Après tout, si l'on va se battre, c'est contre les éternels ennemis de l'autre côté. Dans les grandes villes on ne sait pas combien la guerre fut populaire dans tous les pays de frontière. ”
Honoré Arnoul,
La guerre, histoire complète des opérations militaires en Orient et dans la Baltique pendant les années 1853…
(1856)
“ La guerre actuelle n'est encore pour moi qu'un épisode ; mes idées et mes forces sont en partie toujours dirigées vers les arts de la paix. Ne négligeons rien pour nous entendre, et ne me forcez pas à jeter sur les champs de bataille toutes les ressources et toute l'énergie d'une grande nation. ”
République française, Journal officiel de la République française…
“ Notre couverture moderne, ce que j’appellerai le premier échelon de la nation armée, doit pouvoir porter la guerre immédiatement sur le territoire de l’adversaire qui nous oblige à la subir, parce que nous évitons ainsi de revoir sur notre territoire ce que nous avons vu pendant quatre ans et demi et ce dont nous ne voulons pas. ”
Louis Alexis Desmichels,
Oran sous le commandement du général Desmichels
(1835)
“ Je ferai observer que les événements de la guerre que je vais raconter ne peuvent être comparés à ceux de nos guerres européennes, où des masses se heurtent contre d'autres masses, et se disputent avec acharnement le champ de bataille. ”
François de La Place, Leçons françaises de littérature et de morale… (1820)
“ Par eux le cours des ans est marqué sur la terre. Détruits par des volcans, ou l'orage, ou la guerre, Ils instruisent toujours, consolent quelquefois. Ces masses, qui du temps sentent aussi le poids, Enseignent à cédera ce commun ravage, A pardonner au sort. Telle jadis Carthage Vit sur ses murs détruits Marius malheureux, Et ces deux grands débris se consoloient entr'eux. ”
François Ferdinand Philippe d'Orléans Joinville, Études sur la marine et récits de guerre (1853)
“ Dans la lutte contre les éléments, point de repos ; le jour, la nuit, le combat dure, le combat sans témoin et sans gloire. Enfermé dans une citadelle que l'ennemi attaque de toute part et sans relâche, vous n'attendez, pour vaincre, de secours que d'en haut, et quelquefois ce secours ne vient pas. ”
Henri de Mayol de Lupé, En face du scrutin, par le vicomte Henri de Mayol de Lupé (1869)
“ Une grande guerre éclate au centre de l'Europe, l'ancien équilibre, au nom duquel la guerre de Crimée s'était faite jadis, est bouleversé, la prépondérance de la France menacée, une oeuvre de violence et de sang s'accomplit sous nos yeux. ”
“ Quand elle consume le chaume. C’est comme une armée puissante, Qui se prépare au combat. 6. Devant eux les peuples tremblent, Tous les visages pâlissent. 7. Ils s’élancent comme des guerriers, Ils escaladent les murs comme des gens de guerre ”
Élie Faure,
La Sainte face
(1917)
“ La guerre est monotone. J'ai vu des combats, encore, j'ai vu des hommes sortir de terre, entrer dans les ruines fumantes, sous la nappe de fer, tomber, se relever, retomber. J'ai vu des Allemands, dans les avoines en épis, fuir vers nous, les mains hautes, râclés du sol par le rideau mouvant de flamme que nous promenions derrière eux. ”
Jean Jaurès,
Histoire socialiste de la France contemporaine
“ Les soldats battaient les paysans et leur prenaient leur argent : c’est la guerre ! — ils brûlaient les maisons, ravageaient les campagnes : c’est la guerre ! — ils violaient les femmes, violentaient les enfants : c’est la guerre ! ”
Théodore Tuffier,
Rêveries poétiques, poésies nouvelles
(1841)
“ Vous serez grands comme vos pères, Dans ces champs qu'ils ont parcourus ; Vous repousserez aux frontières Tous ces peuples qu'ils ont vaincus. Dans votre impétueuse audace, Vous marcherez, foulant sur place Leurs innombrables bataillons; Et, dans le fort de la tempête, Vous nie verrez à votre tète, Guidant vos fières légions ! ”
Adrien Bertrand, L’Appel du Sol
“ Vous avez raison, acquiesça Vaissette. La guerre est née pour la défense du foyer : le premier homme, qui a roulé une pierre au seuil de sa caverne, pour en interdire l’entrée aux animaux féroces ou à ses semblables, plus féroces encore, a créé la première forteresse et déclaré les premières hostilités. C’est ce même mouvement d’instinct et de raison qui pousse l’homme à défendre, après la caverne, sa maison, sa ville et sa patrie. ”
Louis-François L'Héritier, Aventures d'un marin de la Garde impériale… (1833)
“ Si vous êtes tant avides de sang français, que ne vous rendez-vous aux armées ? les champs de bataille vous offriront une belle occasion d'en répandre glorieusement ; faites-vous soldats de notre roi pour défendre la plus sainte des causes. ”
Carl von Clausewitz,
Théorie de la grande guerre
“ Des places fortes, de grands espaces de terrain, ou même un éloignement considérable des autres points où règne la guerre peuvent être les objets qui couvrent et garantissent les côtés d’un théâtre de guerre. ”
Eugène Moret, Histoire des Jacobins (1865)
“ Croyez-vous que de pareils mouvements, si jamais vous délibérez ici de la guerre, ne vous porteront pas à des guerres désastreuses, et que vous ne confondrez pas le conseil du courage avec celui de l'expérience? Pendant que vous délibérerez, on demandera la guerre à grands cris ; vous verrez autour de vous une armée de citoyens. ”
Jacques Monsabré, 18 octobre 1870-1871. Une ville héroïque… (1872)
“ Aux attaques partielles, qui épuisaient les efforts des siècles passés, a succédé une guerre générale contre toutes les vérités qui dominent et régissent les régions inférieures où s'exerce l'expérimentation des sens. ”
Le Magasin militaire des Français… (1859-1860)
“ L'ennemi, épouvanté, n'aspire plus qu'à regagner ses frontières. Vous lui avez enlevé ses hôpitaux, ses magasins, ses parcs de réserve : le premier acte de la campagne est terminé; des milliers d'hommes vous adressent leurs remercîments. ”
Théodore Lebreton, Heures de repos d'un ouvrier (3e édition… (1840)
“ La discorde a soufflé la guerre. Du sang pour abreuver la terre ! Faites flamboyer vos drapeaux ! Arsenaux, ouvrez vos entrailles : Lancez les travaux de l'enfer, L'appareil pesant des batailles, Le bronze, l'airain et le fer ! De la prison qui le récèle , S'échappant avec l'étincelle, Le boulet va fendre les airs; Le terrible fracas des armes , Signal imposant des alarmes, Semble anéantir l'univers. Guidés par un mâle courage, Des héros, bravant le trépas, Suivent, affamés de carnage , Le démon sanglant des combats. ”
H. Violle, Justice de la féodalité, ou Un drame au Moyen-âge… (1842)
“ Un cri de guerre venait-il les éveiller, une armée était improvisée, les agresseurs étaient renversés, et tous retournant dans leurs foyers, déposaient à la muraille leurs armes, jusqu'à ce qu'un nouvel ennemi vînt exciter leur courage. ”
“ Mais cet événement s’est accompli sous les yeux de nos pères pour lesquels se décidait la question de la vie ou de la mort de la patrie, et cette guerre fut la plus grande de toutes les guerres connues. ”
François Uzureau, Histoire du Champ-des-Martyrs (1906)
“ C'est la guerre en grand, les rencontres en batailles rangées, les assauts de villes fortes, le tout entremêlé d'une foule- de moindres combats, d'escarmouches et de surprises qui obligent l'ennemi à un déploiement extraordinaire de forces, et jettent le désaroi dans ses rangs. ”
“ Encore une fois, éclairez toutes les démarches de l’ennemi, quelles qu’elles puissent être ; mais veillez aussi sur vos propres troupes, ayez l’œil à tout, sachez tout, empêchez les vols et les brigandages, la débauche et l’ivrognerie, les mécontentements et les cabales, la paresse et l’oisiveté. ”
Pierre-Joseph Proudhon,
La Guerre et la Paix
“ L’ennemi approche : Aux armes, citoyens ; formez vos bataillons contre l’étranger ! — Eh ! Sire, défendez-vous tout seul. Quant à nous, que vous daignez appeler en ce moment citoyens, qu’avons-nous à perdre à changer de maître ? Et que pourrait-il nous arriver de pis que d’être soldats ? ”
