François Uzureau

Résumé

François Uzureau Histoire du Champ-des-Martyrs (1906)

La soeur Marie-Anne ne tomba pas au coup ; elle n'eut que le bras cassé. Comme saint Etienne, elle priait pour ses persécuteurs : « Pardonnez-leur, disait-elle, ils ne savent ce qu'ils font. » Les tigres, aussitôt la fusillade finie, se jetèrent sur elle et sur toutes les autres victimes, et, avec leurs sabres ou leurs baïonnettes, les hachèrent et les mirent en morceaux. Ce fut ainsi que ces deux respectables soeurs terminèrent glorieusement leur vie, après en avoir passé la plus grande partie aux soins des pauvres et des malades et de toutes les oeuvres de charité (1) .
Source : Gallica

François Uzureau Histoire du Champ-des-Martyrs (1906)

Citoyen, lui répond la respectable soeur Marie-Anne, tant en son nom qu'en celui de sa chère compagne, non seulement nous ne voulons pas faire le serment dont vous nous parlez, mais même nous ne voulons pas passer pour l'avoir fait. Ne nous croyez
pas assez lâches et assez attachées à une misérable vie, pour nous croire capables de souiller notre âme et de la sacrifier pour un serment, que nous avons toujours détesté et que nous détestons encore.
Source : Gallica

François Uzureau Histoire du Champ-des-Martyrs (1906)

A ce langage, la bonne soeur Odile revient à elle-même ; elle voit ses forces revenir ; elle brûle comme sa compagne de donner sa vie pour son céleste Epoux. Elle a honte d'avoir appréhendé la mort ; elle en demande pardon à Dieu et à sa chère compagne. Elles s'animent et s'encouragent l'une et l'autre, et toutes les deux animent et encouragent toutes celles qui étaient condamnées à mourir avec elles pour Jésus-Christ.
Elles vont donc au supplice au milieu de leurs bourreaux, c'est-à-dire au milieu de deux haies de soldats destinés à les massacrer et qui étaient armés de leurs fusils.
Source : Gallica

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