Joseph Bédier,
Revue des Deux Mondes
“ Dans toute l’Europe, on connaît encore la reine de mai, Maikönigin, Milady of May, reine de Printemps dans la Côte-d’Or, belle de Mai dans le Jura, reine Maya en Provence. Vêtue de feuillage, promenée aux chansons sur un pavois enguirlandé, ou logée dans une niche fleurie, elle apparaît comme l’esprit même de la végétation, l’épousée de Mai, promise à la fécondité prochaine. Tels sont, rapidement groupés, les principaux vestiges des fêtes de mai. Ils vont s’effaçant chaque jour, sans qu’il convienne peut-être d’en regretter trop amèrement la perte. ”
