Paul Arène

Paul Arène

Résumé

Portrait de Paul Arène Paul Arène Paris ingénu (1882)

Connaissiez-vous derrière le Panthéon, sur la montagne Sainte-Geneviève, la rue des Poules, rue paisible comme une impasse? Les poules s'y trouvaient chez elles, piquant entre les pavés des brins d'herbe. On rêvait à les voir de l'ancienne Université, et des temps lointains où ce coin de Paris était village. Je suis retourné rue des Poules l'autre jour. Eh bien, il n'y a plus de poules rue des Poules, et on l'a rebaptisée rue Laromiguière.
C'est ainsi qu'avec les meilleures intentions du monde nos édiles nous gâtent Paris. L'hygiène a du bon, mais une ville ne vit pas que d'air pur.
Source : Gallica

Portrait de Paul Arène Paul Arène Paris ingénu (1882)

Mais, malheureux, vous oubliez donc que voici le premier dimanche de mai ! Ils sont tous où est le printemps : à Bure, à Chaville, à Cernay, à Montmorency, aux quatre coins du monde, partout où il y a du muguet et des jacinthes dans la mousse, et partout où l'herbe nouvelle essaye de recouvrir les feuilles tombées de l'automne dernier.
Où ils sont tous, monsieur Sénez ?
Regardez, en voilà deux là-bas qui naviguent dans les parages de Saint-Cloud. Comme ils rament, bon Dieu ! comme ils rament ! La Seine est d'or au soleil couchant
Source : Gallica

Portrait de Paul Arène Paul Arène Paris ingénu (1882)

M. Senez alluma la lampe et vit que Margot
n'y était pas. Le vent amoncelant la neige à l'endroit où la pente du toit s'appuie au mur, avait obstrué une petite ouverture ménagée pour que la pie se promenât de "l'atelier au jardin, librement.
M. Senez respira : « La pauvre bête n'aura pas pu rentrer et sera morte de froid. C'est un crime que la Providence m'épargne. »
Mais il devait savourer son crime jusqu'au bout.
« Margot! Margot! continuait-ilà crier quoiqu'il la crût morte et tout en regardant si son cadavre ne faisait pas tache sur la neige, Margot ! Margot ! pauvre Margot ! ! ! »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature