Marguerite Burnat-Provins , Le Chant du Verdier (1906)
“ Le Vent : Verdier, sais-tu qu’il y a des hommes riches dans les plaines ? À cette heure, ils dorment ! Le Verdier : Tais-toi, la fleur du noisetier me tourne la tête, ohé Printemps ! Le Majenson : Avez-vous vu l’abricotier de Patience ? Non, alors vous n’avez rien vu, c’est comme un feu d’artifice. Le Chemin : Quatre petites filles qui passent portent dans leurs bras quatre cabris et c’est bon de les voir ! Le cœur des cabris bat très fort, les bras des petites filles tremblent, leurs joues sont rouges comme le drapeau de la procession, et elles soufflent !... Où allez vous, les enfants ? ”
