Paul Arène,
La vraie tentation du grand Saint Antoine…
“ M. Senez alluma la lampe et vit que Margot n’y était pas. Le vent amoncelant la neige à l’endroit où la pente du toit s’appuie au mur, avait obstrué une petite ouverture ménagée pour que la pie se promenât de l’atelier au jardin, librement. M. Senez respira : « La pauvre bête n’aura pas pu rentrer et sera morte de froid. C’est un crime que la Providence m’épargne. » Mais il devait savourer son crime jusqu’au bout. « Margot ! Margot ! — continuait-il à crier quoiqu’il la crût morte et tout en regardant si son cadavre ne faisait pas tache sur la neige, — Margot ! Margot ! pauvre Margot !!! » ”
