Commissaire-priseur

Définition et enjeux

Portrait de Champfleury Champfleury,  L'Hôtel des commissaires-priseurs (1867)

“ Personne ne veut plus du crapaud ? demande le crieur.
– A trois cents francs ! répond le commissaire-priseur.
Vous respirez. Un être bizarre a mis cent francs sur votre enchère.
– Pardon, monsieur, dit l'expert au commissaire-priseur, nous n'en sommes qu'à deux cents francs.
– C'est juste ; c'est à monsieur (il vous regarde en face) . Personne ne dit mot ? Une fois, deux fois, trois fois...
Le sinistre marteau est en l'air.
– Vous regretterez cette pièce, messieurs, dit le commissaire-priseur qui, en adjugeant le crapaud, cherche à mettre du baume sur votre plaie.
”
Source : Gallica

Armand Dalloz,  Petit dictionnaire de droit (1909)

“ Nul ne peut être nommé commissaire-priseur s'il n'est âgé de vingt-cinq ans au moins, citoyen français, jouissant des ses droits civils et ayant satisfait à la loi du recrutement militaire. Aucun stage n'est prescrit par la loi. — Sauf à Paris, les fonctions de commissaire-priseur sont compatibles avec celles de greffier de tribunal de paix et d'huissier. Les commissaires-priseurs ne peuvent, à peine de destitution, exercer la profession de marchands de meubles ou être associés à aucun commerce de cette nature. ”
Source : Gallica

Portrait de Champfleury Champfleury,  L'Hôtel des commissaires-priseurs (1867)

“ Étonnez-vous que la corporation des commissaires-priseurs veuille consacrer la mémoire de ses membres illustres par la conservation dans un musée (qui sera ouvert prochainement) du marteau d'ivoire vibrant encore quand l'officier ministériel n'est plus que poussière.
Il est de braves gens qui, entrant à la salle des ventes, mettent une enchère pour tuer le temps, et ne s'imaginent pas que, par ce fait, ils ont vendu leur âme au commissaire-priseur. L'enchère est relevée
”
Source : Gallica

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