Gabriel Pélin

Élements biographiques

Gabriel Pélin Six mois à Mazas en 1862 et 1863… (1863)

Ce ne sera plus l'homme privé que la prévention fera souffrir, ce sera une masse compacte de travailleurs ou de capitalistes, toute une industrie, vous préparerez la faillite et la destruction.
Non, la loi morale se révolte à penser que le chef d'une maison puisse être enlevé ainsi sans des motifs impérieux. ! — La répression ne refuse pas terme à l'expiation d'une faute, et quand cette faute n'est pas évidente et palpable, vous, garantie sociale, vous venez briser le lien social, et vous ne vous préoccupez pas du résultat de votre oeuvre?
Source : Gallica

Gabriel Pélin Les Laideurs du beau Paris. Histoire morale… (1861)

Celui qui vole de par la loi de la misère , si il y a une excuse à faire admettre, est bien moins coupable que celui qui commet le même délit pour satisfaire aux exigences du luxe, de la débauche ou de la soif de l'or.
Quand un grand mal ronge une société, cette société finit toujours par y trouver un remède.
La société finira par trouver un frein à la démoralisation qui la ronge.
Il y a cent ans, les efforts de la civilisation
avaient à réprimer le vol brutal, œuvre d'une classe distincte de malfaiteurs.
Source : Gallica

Gabriel Pélin L'Enfer des femmes. Études réalistes sur les grandes dames… (1861)

Si le côté des aspirations du cœur fait défaut, l'orgueil peut les compenser encore, et celle qui s'en nourrit enivrée par l'encens qu'on prodigue à ses titres et à sa fortune, vit sans doute heureuse dans l'ivresse que lui donne le tourbillon des fètes et l'encens qu'on lui brûle.
On sait aussi qu'elle pourra atteindre l'idéal du bonheur terrestre, si à trente ans elle devient veuve.
Mais malheur à la grande dame dont la fortune vient à crouler, elle tombera tout à coup du haut de l'échelle sociale.
Source : Gallica

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