Résumé

Anatole de Montferrier Histoire de la révolution du 18 mars 1871 dans Paris… (1871)

Ce fut dans mes bureaux qu'eut lieu la réunion, seulement il y eut un point auquel je ne voulus jamais consentir, c'est celui de livrer une porte aux Versaillais.
On peut dans une l'évolution faire une contre-révolution, c'est dans les usages, chacun a son opinion, et quand l'ordre social est renversé, c'est un devoir d'essayer d'éviter les catastrophes.
Mais être traître, à quelque parti que l'on appartienne, est une flétrissure ineffaçable.
Au reste, les troupes de Versailles entrant dans de pareilles conditions eussent été aussi à craindre que des étrangers
Source : Gallica

Anatole de Montferrier Histoire de la révolution du 18 mars 1871 dans Paris… (1871)

Au PEUPLE DE PARIS.
Citoyens,
La Commune et la République viennent d'échapper à un péril mortel.
La trahison s'était glissée dans nos rangs.
Désespérant de vaincre Paris par les armes, la réaction avait tenté de désorganiser ses forces par la corruption. Son or, jeté à pleines mains, avait trouvé jusque parmi nous des consciences à acheter.
L'abandon du fort d'Issy, annoncé dans une affiche impie par le misérable qui l'a livré, n'était que le premier acte du drame : une insurrection monarchique à l'intérieur
Source : Gallica

Anatole de Montferrier Histoire de la révolution du 18 mars 1871 dans Paris… (1871)

Et, comme on l'a répété en vain à l'Assemblée nationale, à Bordeaux, quand elle avait si peur de venir à Paris :
Pour dompter un cheval rétif, il faut être sur son dos.
Pour nous, qui avons assisté à tous ces terribles événements, nous avons la profonde conviction que si le gouvernement, au lieu d'aller à Versailles, était venu bravement siéger là où l'honneur l'appelait, il se serait formé autour de lui un noyau d'amis de l'ordre et que l'insurrection eût été forcément étouffée en peu de jours.
Source : Gallica

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