Ludovic Hans, Second siège de Paris : journal anecdotique (1871)
“ Cette nuit-là l'incendie des bâtiments du fort de Vanves, allumé la veille par les obus de l'armée de Versailles, élevait encore dans l'air une épaisse colonne de fumée qui découpait le ciel, puis s'y perdait. La canonnade était intense dans cette direction et Paris ne dormit guère. On croyait si bien à la possibilité d'un assaut, que le lendemain matin de nombreux bataillons étaient massés sur la place du Panthéon, prêts à partir. On y comptait beaucoup de femmes qui, le chassepot en bandoulière, parlaient vengeance avec un air véhément. ”
