Adolphe Granier de Cassagnac,
Le Secret du chevalier de Médrane…
(1877)
“ LOUISE « Mon ami, ma fermeté m'abandonne et l'éternel repos m'envahit. Ma main tremble, mes yeux se voilent. Je m'arrête ! « A force d'évoquer votre souvenir, mon imagination exaltée a placé devant moi votre image. Je vous vois vous êtes là, près du lit où je meurs, et votre front incline s'approche de mes lèvres pâlies. –« Mon coeur s'y fond dans un baiser. » Voilà la lettre : il était jour depuis longtemps, que je je n'avais pu en détacher mes yeux. J'attends, dans l'angoisse et l'insomnie ; je suis comme de patient que le bourreau n'a pas achevé du premier coup. ”

