Adolphe Granier de Cassagnac

Élements biographiques

Portrait de Adolphe Granier de Cassagnac Adolphe Granier de Cassagnac,  Le Secret du chevalier de Médrane… (1877)

“ LOUISE
« Mon ami, ma fermeté m'abandonne et l'éternel repos m'envahit. Ma main tremble, mes yeux se voilent. Je m'arrête !
« A force d'évoquer votre souvenir, mon imagination exaltée a placé devant moi votre image. Je vous vois vous êtes là, près du lit où je meurs, et votre front incline s'approche de mes lèvres pâlies. –
« Mon coeur s'y fond dans un baiser. »
Voilà la lettre : il était jour depuis longtemps, que je je n'avais pu en détacher mes yeux.
J'attends, dans l'angoisse et l'insomnie ; je suis comme
de patient que le bourreau n'a pas achevé du premier coup.
”
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Granier de Cassagnac Adolphe Granier de Cassagnac,  Le Secret du chevalier de Médrane… (1877)

“ Tant que, de son côté, il n'a aimé personne, j'ai dévoré mon chagrin et mes larmes. Il ne m'aimait pas ; il me témoignait une amitié, une bonté fraternelles, qui me déchiraient l'âme ; mais enfin, si son coeur n'était pas à moi, il n'était pas à une autre. J'attendais, abusée par cette espèce de consolation.
Depuis environ cinq mois, tout a changé, J'ai surpris, entre madame la comtesse Laura et lui, de mystérieuses intelligences. La merveilleuse beauté et le charme entraînant de cette Italienne ont fondu cette glace, que la chaleur d'aucune émotion n'avait encore entamée.
”
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Granier de Cassagnac Adolphe Granier de Cassagnac,  Le Secret du chevalier de Médrane… (1877)

“ Pour une femme prise par le coeur, on en voit cent prises par la tête. Il y a là un danger ; car, au moral comme au physique, le corps passe toujours par où la tête a passé.
Chose que je sens étrange au premier aspect : si un élan déréglé d'imagination l'entraînait vers moi, j'en serais navré. Je la contemple dans un équilibre parfait d'affection et de dignité. Mon respect lui a fait un trône, ou son honneur rayonne autant que sa grâce ; et depuis
qu'elle remplit ma vie, je me suis mis à aimer comme je prie, les yeux en haut.
”
Source : Gallica

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