Fernand Giraudeau, Nos moeurs politiques, lettres au rédacteur du "Constitutionnel" (1868)
“ Oui, Messieurs, il faut que quelqu'un le dise enfin, et que le pays qui nous écoute l'entende. Oui, parmi nous, en ce moment, le système représentatif est en péril. La nation, qui en voit les inconvénients, n'en sent pas suffisamment les avantages. Et cependant, Messieurs, qu'est-ce que le système représentatif, sinon cette conquête qui nous a coûté tant de sang et de larmes, que nos pères ont gagnée et perdue, et qui semble s'échapper de nos mains au moment où nous croyons enfin la saisir? Ce qui est en péril encore, Messieurs, permettez-moi de le dire, c'est la liberté. ”
