Résumé

Fernand Giraudeau Les vices du jour et les vertus d'autrefois (1891)

« Il y a eu certainement dans notre siècle, malgré les guerres persistantes et malgré l'àpreté de la lutte pour la richesse , un amollissement des coeurs et un certain progrès de la bonté. Cela se sent partout. Je sais bien que la douceur relative des hommes d'aujourd'hui marque une déplorable diminution des énergies morales. En général, nous n'avons plus assez de caractère ni assez de foi pour tuer et pour faite souffrir autant qu'on faisait souffrir et qu'on tuait aux siècles passés ? » Le caractère, la foi, le dévouement à une cause, à une doctrine, tout cela est vieux-jeu.
Source : Gallica

Fernand Giraudeau Les vices du jour et les vertus d'autrefois (1891)

Il faut mieux, de nos jours, pour mériter un pareil brevet.
Il y eut, sous le règne suivant, un mari qui voulut soigner lui-même sa femme atteinte d'une maladie contagieuse et auquel ce dévouement coûta la vie : M. do La Trémoille. Mais il passa, aux yeux de ses contemporains, pour un héros : « Il fut si admiré de tout Paris et de l'Europe entière que des femmes voulurent ériger un temple à sa mémoire avec cette épitaphe : « Ci-gît l'amour, martyr de l'hymen. »
Combien de maris de notre connaissance sauraient en faire autant, sans croire conquérir un titre à l'admiration de l'Europe !
Source : Gallica

Fernand Giraudeau Les vices du jour et les vertus d'autrefois (1891)

LE CLERGÉ DE NOTRE TEMPS
Voyons-nous rien de comparable autour de nous ? Le clergé français ne remplit-il pas les devoirs, tous les devoirs de son état mieux qu'il ne les avait jamais remplis ? Les prêtres sans foi, sans zèle, sans vertu n'y sont-ils pas une quantité absolument négligeable? Parmi eux, si l'on pouvait les suivre quotidiennement à l'oeuvre, combien ne découvrirait-on pas de saint Vincent de Paul ignorés et s'ignorant eux-mêmes ?
Source : Gallica

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