Prince du sang

Définition et enjeux

A. Ollivier,  Chefs-d'oeuvre d'éloquence sacrée… (1867)

“ Dieu lui est une armure plus assurée : les coups semblent perdre leur force en l'approchant, et laisser seulement sur lui des marques de son courage et de la protection du Ciel. Ne lui dites pas que la vie d'un premier prince du sang, si nécessaire à l'Etat, doit être épargnée : il répond qu'un prince du sang, plus intéressé par sa naissance à la gloire du Roi et de la couronne, doit, dans le besoin de l'Etat, être dévoué plus que tous les autres pour en relever l'éclat. ”
Source : Gallica

Noël-Laurent Pissot,  Cérémonial, coutumes et usages de la cour de France… (1821)

“ Nous disons par les mâles ; car la descendance du sang roval par les femmes ne donne ni la qualité ni les prérogatives de prince du sang ; elle n'attribue pas même les droits de pair.
Les princes du sang sont pairs nés. Les princes du sang ont la prééminence sur les grands du royaume, notamment sur les cardinaux, et les pairs.
”
Source : Gallica

Portrait de Georges d’Esparbès Georges d’Esparbès,  Le Roi (1900)

“ Son sang, comme une rouge torche, éclaira les caves de son cerveau ; par les ouvertures des yeux, son esprit affolé s’élança comme un aigle vers l’ennemi, et il ne resta sur la selle qu’un corps en proie, cent vingt livres de viande, de sang, de nerfs.
Ce qui se passa dès lors dans le prince est comparable aux fureurs d’une servante jalouse qui voyant son maître parti, renverse tables et chaises, vide les armoires, trépigne sur le linge et désordonne la maison : ainsi s’accomplirent dans ce corps, sans que le cerveau s’y opposât, les ravages terribles de la « peur ».
”
Source : Wikisource

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