Résumé

Marcel André Fleurs de sang, l'Illiade du XXe siècle… (1921)

Chez toi, vainqueurs, ils entrent nos soldats.
Pour t'apporter le salut de la France, Que, le vingt-deux, Viendra de Castelnau En t'apportant : paix, joie et délivrance, Il t'offre encore son sang et le drapeau !
Inclinez-vous, Français, devant ce père, A la Patrie il donna ses enfants : C'est le martyr de cette grande guerre, Salut, héros, et parmi les plus grands !
De Castelnau me rappelle l'histoire, De Voguë, des guerres de Sept ans, Qui voit tomber ses deux fils dans la gloire, N'interrompt pas son ordre aux combattants.
Source : Gallica

Marcel André Fleurs de sang, l'Illiade du XXe siècle… (1921)

« Vengez notre drapeau ! »
Aucun n'est attiré par l'appât du pillage !
Ni par l'émotion que donne le carnage !
Non, point de bas instincts, de désirs violents, De malsains appétits, les yeux étincelants.
Ils n'ont pas dans le cœur la haine qui tenaille.
Songent-ils à l'ivresse, au sein de la bataille ?
Ils se croient attaqués, tout personnellement ; C'est donc, un corps à corps qu'il prévoit seulement !
Ils savent qu'ils s'en vont pour une cause juste ; Et l'homme le plus faible est devenu robuste.
Les Germains sont venus les attaquer chez eux ; Nous voici ! disent-ils à ces audacieux.
Source : Gallica

Marcel André Fleurs de sang, l'Illiade du XXe siècle… (1921)

Celui qui chante ici vos gloires immortelles, A l'ouïe envolée, éteintes les prunelles, Il la sent, comme vous, cette noble vertu, Qui relève le cœur qu'on croyait abattu.
Il faut donner l'assaut ; le gain sera minime ; Le guerrier le sait bien ; mais le héros sublime, A donné sa parole, il n'y faillira pas, Et, pour sauver l'honneur, il brave le trépas.
Il la veut conquérir, la tranchée allemande ; L'étendard glorieux, à cette heure commande : Qui désobéirait à l'appel du drapeau ?
L'iamour de la Patrie en son cœur parle haut ; Rien ne peut arrêter son intrépide audace !
Source : Gallica

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