Résumé

Portrait de Alphonse Cordier Alphonse Cordier Le docteur Guillotin : épisode du régime de la Terreur (1869)

Mande auprès de toi Fouquier, et ordonne. Si tu le consultes, tu perds à ses yeux tout le prestige de ta puissance dictatoriale ; car enfin, tu ne peux pas le nier, Robespierre, par ton habileté et ton génie tu es devenu le premier citoyen de la république.
— Il y a pourtant un autre citoyen qui est encore plus grand et plus célèbre que moi, répliqua le chef des jacobins d'un ton faussement modeste, et celui-là ne s'en doute pas.
— Quel est cet aigle, ce Caton, ce Brutus ou ce César?
— C'est toi, Guillotin, toi-même !
— Ne plaisante pas de la sorte un homme qui vient te supplier.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Cordier Alphonse Cordier Le docteur Guillotin : épisode du régime de la Terreur (1869)

O ciel! votre redingote est couverte de sang! Seriez-vous blessé? Vous êtes pâle comme un mort.
— Du sang? balbutia M. de Firmont, vous voyez du sang?
— Oui, sur vos épaules, il y en a même sur vos cheveux...
—Soyez béni, mon Dieu! de m'avoir permis d'emporter une aussi précieuse relique!... Ce sang, madame, poursuivit le saint prêtre avec enthousiasme, ce sang n'est pas le mien, c'est celui d'un martyr, c'est le sang du roi!... Je viens d'accompagner Louis XVI à l'échafaud, ils l'ont égorgé sous mes yeux !
En entendant ces mots madame Panvert faillit tomber à la renverse
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Cordier Alphonse Cordier Le docteur Guillotin : épisode du régime de la Terreur (1869)

Pourquoi faut-il que les gueux seuls aient du courage, et de l'audace?... Nous sommes perdus, Françoise! la noblesse et le clergé viennent de se suicider de leurs propres mains,. Tout est fini ; le trône s'écroulera en même temps que l'autel. Plus de droits féodaux, plus de privilèges, plus de dîmes; oui, tout est bien fini. La France vient de descendre, en moins d'une heure, jusqu'au dernier degré de la barbarie. Ce n'est plus une nation, c'est une tribu de sauvages. Nous sommes perdus, Françoise; je te le dis, moi, Louis Panvert, ton fidèle époux, nous sommes perdus !
Source : Gallica

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